L’association Walt lance le « Guide du routard de l’alternant »

Après avoir inauguré le bus de l’apprentissage au départ de sa tournée le 21 septembre dans le Pas-de-Calais, Élisabeth Borne a lancé, vendredi 2 octobre, le « Guide du routard de l’alternant ».

Par - Le 06 octobre 2020.

« Ce guide tombe à point nommé pour orienter les jeunes et les aider à se fixer des étapes », déclare, lors de cet événement qui se déroulait à Paris au CFA Stephenson, la ministre du Travail. Référence aux nombreuses informations et aux centaines d’adresses classées par région disponibles dans cet ouvrage de plus de 450 pages édité par le célèbre « Guide du routard » et par l’association Walt, qui réunit de grands acteurs de l’alternance oeuvrant depuis 2018 à sa promotion. Le guide, tiré à 27 000 exemplaires, a été financé par des opérateurs de compétences, notamment Akto (services à forte intensité de main-d’oeuvre), Constructys (construction), Opcommerce et le réseau de CFA du BTP, CCCA-BTP.

 L’objectif du même nombre d’alternants qu’en 2019 « à notre portée »

L’occasion, pour la ministre du Travail, de réitérer que « l’objectif d’avoir le même nombre de contrats d’alternance en 2020 qu’en 2019 est à notre portée ». 2019 fut pourtant exceptionnelle dans ce domaine. Credo néanmoins partagé par Yves Hinnekint, président de Walt et directeur général groupe de Talis Business School. « La rentrée n’est pas si mauvaise que cela, sauf dans les secteurs touchés de plein fouet par la crise », affirme ce dernier. « Les effets des primes à l’embauche des jeunes commencent à se faire sentir », poursuit-il en faisant référence à l’aide gouvernementale de 5 000 à 8 000 euros à destination des entreprises qui signeront un contrat d’apprentissage d’ici à fin février 2021. « La valorisation de l’apprentissage est une priorité du gouvernement », déclare Élisabeth Borne. La ministre rappelle que France Relance consacre 6,7 milliards d’euros au plan jeunes.

 Rentrée étalée jusqu’en janvier

Selon Yves Hinnekint, la rentrée 2020 dans les centres de formation d’apprentis (CFA) pourrait s’étaler jusqu’aux mois de décembre et janvier, le temps pour les chefs d’entreprise de vérifier leur carnet de commandes et leurs besoins en compétences ; les aides à l’embauche donneront la dernière impulsion. Pour placer les 8 000 à 10 000 jeunes qui, selon lui, sont toujours à la recherche d’un contrat, Yves Hinnekint regarde notamment du côté des PME de moins de 50 salariés, dont le potentiel lui semble important.

La possibilité pour un jeune d’être formé pendant six mois sans signer un contrat lui semble « utile » mais fait peser une grande responsabilité sur les CFA d’accueil, qui doivent dès lors « accompagner les jeunes pour les aider à trouver un contrat ». Cet accompagnement fait d’ailleurs partie des dix engagements de la charte qualité des CFA promue par Walt et le « Guide du routard ».

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