Avec Mobinov, la mobilité européenne prend de l’ampleur dans les Hauts-de-France

La Région Hauts-de-France vient d’obtenir une nouvelle accréditation Erasmus+ pour son projet Mobinov visant à soutenir la mobilité de tous les publics de la formation professionnelle. Cinquième épisode d’une série consacrée à une sélection d’initiatives territoriales soutenues par Erasmus+ alors que s’ouvre la programmation 2021-2027.

Par - Le 27 juillet 2021.

Initié par la Picardie avant l’entrée en vigueur de la loi NOTRe, le projet Mobinov associe tous les partenaires de la Région Hauts-de-France en matière de formation professionnelle. « Nous nous tournons vers les publics cibles des compétences régionales et vers les filières considérées en tension, notamment l’hôtellerie-restauration », expose Daniel Leca, vice-président des Hauts-de-France en charge des universités, de la recherche, de l’innovation et de l’Europe. De ce fait, le projet Mobinov porté par la Région en lien avec Erasmus+ concerne un consortium composé de lycées professionnels, de centres de formation d’apprentis (CFA), d’organismes de formation et d’établissements du secteur sanitaire et social.

Soit une soixantaine d’établissements en tout, à qui la Région sert d’« interface facilitatrice » pour l’obtention de bourses. Le consortium Mobinov existe depuis 2016 à l’échelle des Hauts-de-France, prenant la suite du projet Mopic — pour Mobilité picarde –, initié antérieurement en Picardie. Les mobilités durent de deux à quatre semaines.

Le Nord enregistre le plus de départs

« Ce qui est intéressant dans ce projet, c’est qu’il prend le public de la formation professionnelle dans son ensemble, commente Lionel Clemençon, responsable du pôle Promotion enseignement scolaire, formation professionnelle, associations à l’agence Erasmus+ France. Ce n’est pas forcément le cas dans les autres projets de type consortium, coordonnés par une Région ou par un rectorat. »

Selon l’Atlas territorial de la mobilité européenne et internationale publié en novembre 2020 par l’agence, 1 280 apprenants ont bénéficié d’une mobilité en 2018-2019, contre 290 en 2014-2015. Les départements qui enregistrent le plus de départ sont le Nord (570 départs), la Somme (260 départs) puis le Pas-de-Calais (220 départs).

+56 % de départs en quatre ans

« La dynamique [est] très forte avec + 56 % en quatre ans en ce qui concerne le nombre de personnes sortantes, contre + 34 % en moyenne en France », relève l’Atlas. Le nombre d’apprenants étrangers entrant a, lui, doublé sur la même période 2015-2019, passant de 80 à 160 apprenants.

Sur la période 2018-2020, l’Irlande et l’Espagne ont été les pays particulièrement plébiscités, selon des données de la Région Hauts-de-France, avec respectivement 116 et 96 apprenants choisissant de s’y rendre.

Un programme destinés aux décrocheurs

À noter, la Région a aussi contractualisé un programme avec l’Italie, la Belgique et le Luxembourg « pour repérer les décrocheurs et leur fournir des parcours courts, dont un stage à l’étranger, dans les secteurs en tension que sont l’hôtellerie-restauration, l’environnement et le numérique », décrit Daniel Leca. Baptisé « Bouge et décroche ton job », il a permis d’accompagner 50 jeunes sur la première cohorte 2016-2019.

La Région vient d’obtenir une accréditation Erasmus+ pour la période 2021-2027. Lors du dernier octroi de subvention, en 2018, elle avait reçu 738 063 euros, pour 638 bourses, contre 570 010 euros et 514 bourses en 2017. « Nous sommes une des régions les plus jeunes de France, c’est un atout, à condition de s’en donner les moyens », commente le vice-président de la Région.


Erasmus+ dans les territoires, recueil de projets Erasmus+, 2021 : 

Erasmus+ dans les territoires

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