Capgemini signe un accord formation innovant

L’accord de formation de Capgemini déploie un dispositif unique en son genre, mêlant vision stratégique, initiatives individuelles et cogestion au service d’une formation en continu.

Par - Le 03 février 2021.

Disposer des bonnes compétences à chaque instant sans savoir ce que seront les métiers de demain. C’est l’enjeu de l’accord sur la formation professionnelle de Capgemini signé le 22 décembre par la CFDT, la CFE-CGC, la CFTC et l’Unsa. Les 25 000 salariés français de cette société de conseil en services informatiques travaillent sur le cloud, la data, la 5G ou l’IA (intelligence artificielle). Des domaines très évolutifs qu’ils abordent au cours de missions pour des clients aux attentes diverses. Aussi, l’accord adopte-il une logique de « formation en continu » qui vise à « sortir du cadre figé du plan de formation », explique Franck Baillet, directeur learning et development de Capgemini France. A ces fins, la formation de Capgemini (4,4% de la masse salariale) est dotée d’une gouvernance originale qui laisse place à l’initiative des salariés et à la cogestion.

 Formations cogérées

L’accord reconduit une instance créée il y a plusieurs décennies qui fait la particularité de l’entreprise : la commission de la formation permanente (CFP). Cette instance paritaire constituée au sein de chaque comité social et économique (Capgemini en compte sept) pilote un budget de 0,7% de la masse salariale : 0,6% pour des formations hors plan de développement et 0,1% au titre de l’abondement du compte personnel de formation (CPF). Les formations de la CFP concernent le domaine professionnel mais aussi le développement personnel, l’environnement, la culture. « Les salariés et les syndicats y sont très attachés, déclare Louis Duvaux, délégué syndical CFTC. Le budget n’est jamais acquis et débattu à chaque négociation. » Il s’interroge sur le maintien de cette instance alors que Capgemini vient de racheter Altran. Quant au CPF des salariés, il est abondé si nécessaire — et « sans contrepartie », précise Franck Baillet — jusqu’à 1 000 euros par an. « Cet abondement concerne notamment les jeunes, dont la CPF n’est pas très alimenté », explique ce dernier.

 « Rituel d’utilisation permanente »

Les formations à l’initiative de l’employeur comportent trois volets. L’essentiel du plan de développement des compétences (PDC) est constitué de formations « stratégiques » identifiées et ventilées chaque année par la direction dans les entités. Mais une partie du PDC est dédié aux formations décidées lors des entretiens professionnels de chaque salarié, tout au long de l’année. A côté, Capgemini crée un dispositif « dédié à la formation continue » baptisé MyNextHour. Ces formations numériques proposées par des opérateurs « de tout premier plan » visent à développer l’employabilité des salariés. Elles sont mises à leur disposition pendant le temps de travail ; le temps libéré est « rendu possible » par le manager. Franck Baillet aimerait créer un « rituel d’utilisation permanente ». « C’est un changement culturel profond, nous lancerons une campagne de communication » dans les prochaines semaines, explique-t-il. L’offre est complétée par « l’école by Capgemini ». « Un parcours sur des thématiques de pointe en collaboration avec des grandes écoles et des entreprises de technologie à destination de nos salariés ou de de nos clients », décrit Franck Baillet.

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