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François Hommeril (CFE-CGC) « ne croit pas à l’efficacité de l’individualisation des droits à la formation professionnelle »

Interrogé par l’Association des journalistes de l’information sociale, mardi 1er octobre, le président de la CFE-CGC François Hommeril a notamment livré son point de vue sur la future application CPF.

Par - Le 02 octobre 2019.

François Hommeril a balayé les sujets sociaux du moment à quelques jours du 37è congrès de sa confédération, qui se déroulera les 9 et 10 octobre à Deauville.

Alors que le site « Mon compte formation » sera lancé le 21 novembre prochain, suivi de l’application mobile dans les jours qui viennent, le numéro un de la confédération des cadres a exprimé son point de vue sur la désintermédiation du compte personnel de formation et l’esprit de la loi du 5 septembre 2018.

« Le réforme de la formation professionnelle est totalement guidée par les lois du marché. Cela amène chacun à avoir une liberté de choisir son avenir professionnel. Comme si on était libre de le choisir. Mais personne ne dispose de cette liberté, certains peuvent en bénéficier dans certaines situations personnelles, mais pas l’immense majorité des personnes », a fait valoir François Hommeril.

Pas convaincu par l’apport de l’appli CPF, le président de la CFE-CGC soutient : « Ce n’est pas en mettant entre les mains des utilisateurs une appli supplémentaire parmi leurs 25 déjà existantes, que l’accès à la formation sera amélioré ».

Au-delà de cette évolution, François Hommeril fustige l’esprit à l’œuvre dans les réformes de la formation successives depuis 2004, marquées selon par une tendance excessive à l’individualisation des droits. « À la CFE-CGC, nous ne croyons pas à l’efficacité économique et sociale de l’individualisation des droits à la formation professionnelle. Si cela marchait, cela se saurait », a-t-il asséné.

Lorsqu’on lui objecte que jusqu’à présent, les systèmes en vigueur ont favorisé massivement les mieux lotis, en particulier les cadres, François Hommeril l’admet tout en contestant l’apport de la nouvelle loi: « Ce n’est pas en mettant un ticket de 500 euros annuels entre les mains des salariés qu’on va améliorer l’efficacité du système. Cette réforme profitera comme c’était déjà le cas à ceux qui sont déjà bien formés ».

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