L’action de formation en situation de travail se structure

Inscrite dans la loi du  septembre 2018, l’action de formation en situation de travail (Afest) commence à se déployer sur le terrain. Le groupe IGS et C-Campus se sont positionnés sur l’accompagnement des entreprises. Les deux organismes de formation ont fait un premier retour d’expérience lors d’une matinée d’information, mardi 21 mai à Paris.

Par - Le 23 mai 2019.

Avant d’analyser les conditions de mise en œuvre de l’Afest,  encore faut-il revenir sur sa définition. Une mise au point importante face à ce que Marc Dennery, directeur associé de C-Campus, appelle « un Ovni pédagogique qui reste encore à inventer ».

Objectifs, analyse et évaluation

En effet, cette nouvelle modalité de formation formalisée par décret ne se réduit pas au tutorat ou encore à une formation sur le tas. Si la réglementation laisse volontairement la place à l’innovation, l’Afest exige plusieurs phases dans son déploiement et une solide ingénierie de parcours. « Elle implique la définition d’objectifs, une analyse des postes de travail, une évaluation en amont et en aval, une phase cruciale d’analyse réflexive, une traçabilité fondée sur des éléments de preuve et un encadrement pédagogique », précise Marc Dennery. Dans cette logique de professionnalisation, C-Campus a été à l’origine de la certification des référents et accompagnateurs inscrite au répertoire spécifique.

Les premières Afest réalisées sur le terrain vont par ailleurs permettre de continuer à structurer la démarche. Les opérateurs de compétences chargés de promouvoir les innovations pédagogiques auprès des entreprises devraient très vite partager les retours d’expérience, préciser l’approche et le cadre de sa mise sa mise en œuvre.

Appétence à la formation

Alexandre Godard, directeur général adjoint du groupe sidérurgique Riva fait partie des pionniers. Face à la nécessité de former les managers du site Alpa, le dirigeant a investi dans un parcours Afest, accompagné par le groupe IGS. « Les managers ont été difficiles à convaincre mais, avec l’Afest, la formation leur a semblé plus concrète et les apprentissages plus faciles à mettre en application », déclare Alexandre Godard. L’Afest a ainsi pu répondre aux contraintes des horaires décalés, à l’organisation du travail de l’usine et séduire des profils éloignés des apprentissages classiques en présentiel. « La construction de l’ingénierie pédagogique s’est faite dans le temps pour s’adapter au mieux à la réalité de leur activité », confirme Lamia Cherfaoui, directrice d’activité du groupe IGS formation continue.

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