Rentrée charnière pour le réseau de la Fnadir

La rentrée 2019 s’annonçait sous haute tension dominée par les questions de financement des contrats d’apprentissage pendant la période transitoire. Si tout n’est pas encore arbitré, l’exercice de l’année se boucle dans la continuité selon la Fnadir et marque le lancement en 2020 de la grande transformation des CFA.

Par - Le 02 septembre 2019.

On craignait le pire. Avant la pause estivale, les réseaux de CFA  (centres de formation d’apprentis) historiques étaient montés au créneau sur la gestion de la période transitoire. Le ton était monté sur la disposition selon laquelle les contrats sous convention régionale signés à la rentrée seraient couverts par le coût préfectoral et non sur la base du coût au contrat à partir du 1er janvier 2020 (voir notre article). Si ce point sensible n’a pas été levé, le ministère du Travail a publié en juin et au courant de l’été des précisions sur les règles à appliquer aux apprentis supplémentaires non prévus dans la convention régionale ou encore sur la rémunération des apprentis. Des clarifications essentielles pour pouvoir gérer la rentrée des apprentis. «  Nous avons été fortement mobilisés autour de ces questions. Aujourd’hui, les choses se calment. Cette rentrée s’effectue encore dans la continuité mais nous engageons des actions et des réflexions pour construire notre nouveau modèle économique », indique Patrick Maigret,  président de la Fnadir (Fédération nationale des associations régionales des directeurs de centres de formation d’apprentis). Dans l’attente des arbitrages sur le mécanisme de financement de ces contrats après le 1er janvier 2020 et de l’actualisation des coûts préfectoraux promise par le ministère du Travail pour le 30 septembre prochain, les énergies des CFA vont se concentrer sur les axes de leur transformation.

Faire face à la nouvelle concurrence

Parmi ses chantiers prioritaires, la Fnadir travaille sur l’évolution des  systèmes d’information. «  L’idée est de développer des process d’automatisation dans les systèmes d’information des CFA et d’harmoniser les process de facturation entre les différents opérateurs de compétences », explique Patrick Maigret.  Les CFA auront, dans certains cas, plusieurs opérateurs de compétences comme interlocuteurs. Plus commerciale et organisationnelle, une transformation des modèles économiques doit être engagée rapidement. La libéralisation de l’apprentissage va faire naître une nouvelle concurrence. Les CFA historiques devront donc apprendre à valoriser et rendre visible leur offre. Pour Patrick Maigret une des clés de la réussite réside dans la qualité,  « dans mon CFA, j’ai décidé d’engager la mise en conformité avec la nouvelle certification qualité dès maintenant. Il faut que nous soyons prêts dès 2020 ». Le directeur du CFA Hilaire de Chardonnet en fait une de ses priorités même si la loi laisse aux CFA historiques jusqu’à 2022 pour remplir cette obligation.

 

 

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