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Le réseau Euroguidance fait le point sur le système d’équivalence des cursus de formation en Europe

Par - Le 17 octobre 2014.

La quatrième rencontre nationale du réseau Euroguidance, le 16 octobre dernier, a été l’occasion de dresser un bilan des Ecvet[ 1 ]European credit system for vocational education and training. , ces crédits européens pour l’éducation et la formation professionnelle. Il s’agit d’un système d’équivalence des cursus de formation professionnelle, créé en juin 2009 par la Commission européenne.
“C’est un cadre technique qui permet le transfert d’unités d’apprentissage pour favoriser une mobilité de qualité à visée certificative entre les pays membres de l’Union européenne. Nous sommes dans une phase expérimentale, nous n’avons pas de données statistiques sur les expérimentations en cours. À l’issue de l’évaluation menée récemment, la Commission européenne évoquera les inflexions qu’il conviendra de mettre en œuvre”, explique Habib Marande, l’un des experts de l’équipe d’Ecvet France, et représentant en son sein de la Commission nationale de la certification professionnelle.

Ecvet France

Ecvet France est une équipe de huit membres, représentants des ministères de l’Éducation nationale, de l’Agriculture ou de la Jeunesse et des Sports, comme des Chambres consulaires, chargés d’accompagner gratuitement les acteurs de la formation professionnelle dans la mise en œuvre de ce dispositif. “Ecvet ne concerne pas uniquement la mobilité transnationale. A l’échelle nationale, c’est un cadre technique qui peut être mobilisé, par exemple, pour établir de la perméabilité entre les systèmes ou assurer une mobilitée à visée certificative entre des établissements implantés dans deux régions différentes ”, poursuit Habib Marande.

Une logique d’équivalences

Ecvet a été créé en 2009 dans le cadre du “processus de Copenhague » dont l’objectif est de soutenir la qualité des systèmes d’éducation et de formation professionnelle, de favoriser la mobilité et de faciliter l’accès de tous à l’éducation et à la formation tout au long de la vie. À ce titre il s’inscrit dans la même démarche que la réforme LMD, soit l’adaptation des niveaux de diplômes français aux standards européens. “C’est la même logique qu’Erasmus+, où une licence va être découpée en 30 unités, ce qui permettra à un étudiant d’en suivre par exemple 15 en France et 15 en Allemagne”, explique Régis Roussel, le responsable de la mission Europe et Régions à Centre Inffo.

Des souhaits que chaque État membre se réapproprie

Découper des cursus de formation professionnelle en unité d’apprentissage transférables d’un pays à l’autre s’avère à l’épreuve plus complexe que dans le champ des formations universitaires, car les approches et contenus théoriques ou pratiques peuvent être très différents d’un pays à l’autre. Par ailleurs l’Union européenne n’ayant pas les compétences en matière d’éducation et d’emploi, elle ne peut imposer des standards, mais émettre des souhaits que chaque pays membres se réapproprie.
“Les comparaisons restent difficiles à mettre en œuvre, mais l’Europe comme les pays membres ont à cœur de trouver des compromis”, précise Régis Roussel. Et, de toute évidence, dans un cadre expérimental ou non, le grand chantier dédié à la mobilité que représente Ecvet devrait se poursuivre en 2015.

Notes   [ + ]

1. European credit system for vocational education and training.

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