Faucher

Rédigé par . Publié le 01 septembre 2006. Mis à jour le 11 mars 2019.

Martine Faucher a été élue présidente du Fonds pour l’insertion professionnelle des personnes handicapées dans la fonction publique (FIPHFP). Elle était déjà déléguée interministérielle aux personnes handicapées au ministère de la Justice.

De formation médicale, elle commence sa carrière dans les années 1980 dans le secteur associatif. Elle est d’abord directrice d’une association prenant en charge des handicapés mentaux lourds et créant les premiers appartements thérapeutiques à Paris. Parallèlement, elle dirige et organise les centres de vacances pour malades mentaux chroniques. Elle est ensuite directrice des relations publiques au Comité national d’information sur les drogues. Après trois ans passés dans cet organisme, elle entre en 1988 au ministère de la Justice, au Bureau des associations de la Protection judiciaire de la jeunesse, où elle a suivi les projets pédagogiques des Centres éducatifs renforcés et des Centres éducatifs fermés. En 2001, elle intègre la Direction de l’administration générale et de l’équipement, où elle est chargée de la médecine de prévention et du handicap.

C’est au cours de son expérience associative qu’elle prend conscience des difficultés d’insertion des personnes souffrant de handicap et qu’elle concentre ses actions sur la formation et la communication “positive” sur le handicap au sein du ministère de la Justice. Sa démarche est basée sur le développement de la connaissance de la question du handicap pour parvenir à modifier les mentalités. “Ceci en adéquation avec la politique de Jacques Chirac sur la réduction des inégalités.” En 2005, la “Cellule handicap” du ministère de la Justice est devenue une Délégation interministérielle, avec pour axes de travail le recrutement et le maintien dans l’emploi des personnes handicapées.

Le FIPHP a été inauguré le 7 juin, après avoir été créé par décret en mai. Ses objectifs : aider les personnes handicapées à trouver un emploi dans les fonctions publiques et aider les employeurs à les accueillir, les former et les adapter à leur poste de travail. La Caisse des dépôts et consignations s’est vue confiée la gestion administrative du Fonds, placé sous tutelle de l’État, et divisé en 26 Comités régionaux.

Sandrine Zadunayski

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