Lardy

Par - Le 31 août 2007.

Stéphane Lardy, 41 ans, a été élu le 30 juin dernier secrétaire confédéral à la formation, à l’emploi et au chômage à la CGT-Force ouvrière (FO) en remplacement de Jean-Claude Quentin, qui a fait valoir ses droits à la retraite.

Docteur en sociologie, également titulaire d’une maîtrise en sciences politiques et d’une autre en droit social, Stéphane Lardy a commencé sa carrière au service juridique de FO, où il a préparé son DEA sur cet organisme syndical. Il y est resté huit ans, pour accéder en 2001
au poste de secrétaire à la Fédération générale des travailleurs de l’agroalimentaire, de l’alimentation, des tabacs et services annexes (FGTA).

En 2006, il était élu président de l’Observatoire prospectif des métiers et des qualifications, Observia, regroupant vingt-six branches.

Chargé pour FO de la négociation sur la sécurisation des parcours professionnels, qui reprend le 7 septembre prochain, Stéphane Lardy reconnaît, avec le récent rapport de la mission d’information sur la formation du Sénat (voir Inffo Flash n° 706), qu’il faut encourager les logiques de proximité dans les bassins d’emploi. “Je suis par exemple très en faveur des politiques contractuelles qui se développent à ces niveaux-là, associant ANPE, Assédic et Opca, surtout lorsqu’il y a un problème de reconversion à la clé”, explique-t-il. Cependant, il ne cautionne pas la proposition du rapport de donner un caractère prescripteur aux PRDF : “Si les Régions ont une indéniable compétence en matière de formation des sans emploi, il me semble que les partenaires sociaux ont une légitimité de fond pour les salariés”, souligne-t-il.

S’agissant du droit individuel à la formation, le secrétaire confédéral reconnaît qu’“avec la réforme de 2003, on s’est arrêté au milieu du gué (…) ; mais il faut compter aussi avec des phénomènes culturels qui rendent le pouvoir d’initiative du salarié parfois difficile à exercer”. Si le nouveau secrétaire confédéral se dit satisfait que “le Sénat reprenne les propositions de partenaires sociaux pour une meilleure transférabilité du Dif, cela ne doit pas, selon lui, se faire aux dépens de l’obligation de versement patronal du 0,9 %, qui responsabilise le entreprises”.

Stéphane Lardy compte bien “prendre connaissance de la première évaluation de la réforme de 2003, lancée début 2007 et conduite par la CGPME et la CGT-FO, qui sera rendue publique courant 2008”, avant de proposer d’aller vers un compte épargne formation, tel que proposé par le Sénat.

Quant à l’émergence d’une forme de tripartisme pour le financement et le pilotage de la formation professionnelle, Stéphane Lardy se montre plus que sceptique, faisant état “des importantes difficultés partenariales
rencontrées au niveau de la gestion de la Sécurité sociale”.

Renée David-Aeschlimann

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