« Il est impensable de faire un apprentissage à deux vitesses » (Bernard Stalter, CMA France)

En cette rentrée 2019, le financement des contrats d’apprentissage reste une source d’inquiétude pour le réseau des Chambres de métiers et de l’artisanat (CMA France). Son président, Bernard Stalter, presse le gouvernement d’appliquer, à partir de 2020, les niveaux de prise en charge définis par les branches aux 74 000 contrats signés en septembre dans ses 112 centres de formation d’apprentis (CFA). Une réponse est attendue dans les jours qui viennent.

Par - Le 03 septembre 2019.

© CMA France

La rentrée de l’apprentissage s’annonce dynamique pour le réseau des Chambres de métiers et de l’artisanat. Ses 112 centres de formation vont accueillir au moins 74 000 nouveaux apprentis. Mais à ce stade, la question du financement de ces formations reste « un sujet d’inquiétude » pour le réseau comme l’a rappelé le président de CMA France, lors d’une conférence de presse organisée lundi 2 septembre.

Question d’équité

Pour rappel, le 26 juin Bernard Stalter avait demandé au ministère du Travail que soient appliqués, en janvier 2020, les niveaux de prise définis par les branches professionnelles aux contrats sous convention régionale signés en septembre. Financer ces nouveaux contrats sur la base des coûts préfectoraux créerait, selon lui, « une inégalité de traitement » avec les nouveaux entrants sur le marché. Exemple : Schneider Electric qui ouvre un CFA à Grenoble, selon Bernard Stalter, serait financé à hauteur de 10 500 euros par contrat, alors que la prise en charge de la même formation dans un CFA historique serait de 7 544 euros. « Il est impensable de faire un apprentissage à deux vitesses », souligne le président de CMA France.

Une réponse  » dans les jours qui viennent »

En cette rentrée, la question du financement des nouveaux contrats sous convention régionale reste posée. Ce lundi 2 septembre, le président de CMA France a reçu un courrier du ministère du Travail. Dans cette lettre, Muriel Pénicaud, rappelle qu’elle a demandé à  ses services « d’évaluer l’impact financier de cette nouvelle demande ». « Une concertation interministérielle s’est engagée sur le sujet cet été, et se conclura dans les jours qui viennent », indique la ministre du Travail.

En attendant, le réseau reste mobilisé. Bernard Stalter qui devait accompagner la ministre du Travail jeudi à Angers a décidé d’annuler ce déplacement.

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