Les démarches collectives facilitent l’accès à la VAE

Une étude de la Dares montre que l’engagement des employeurs dans des opérations collectives de VAE se traduit généralement par des investissements importants – qui facilitent la réussite de la démarche.

Par - Le 16 décembre 2008.

Selon une étude de la Dares, en 2006, 48 000 candidats se sont présentés devant un jury en vue de l’obtention, par la voie de la VAE, de tout ou partie de plus de 700 titres ou diplômes délivrés par les certificateurs publics. Ces candidats se présentent soit pour la validation finale du titre ou diplôme, soit pour obtenir une ou plusieurs unités de compétences composant le titre. Finalement, 26 000 certifications totales ont été prononcées, soit 16 % de plus qu’en 2005.

Dans une autre étude, la Dares analyse également les démarches collectives de VAE au sein des entreprises. L’étude distingue quatre motifs de recours à une démarche collective de VAE en entreprise. Dans la première configuration, la VAE est un outil de reconnaissance professionnelle et de professionnalisation dans les métiers dévalorisés, mal connus ou émergents (aide à domicile en milieu rural, médiation sociale). La deuxième configuration concerne des secteurs constitués principalement de petites structures qui ne disposent généralement pas d’outils propres de gestion des ressources humaines (commerce alimentaire de proximité, coiffure, etc.). À ce titre, la promotion de la VAE par la branche professionnelle auprès des employeurs est “un moyen d’œuvrer pour l’avenir du secteur et de ses entreprises”. La troisième configuration est propre à des secteurs ou à des entreprises en crise, pour lesquels la VAE s’intègre plutôt à une politique préventive de gestion de l’emploi, dans un horizon menacé par des restructurations. La VAE peut être utilisée pour accroître les reconversions. Dans la quatrième configuration, la VAE apparaît comme le choix le plus adapté à un objectif de validation de parcours professionnels. Elle peut sécuriser ces parcours, notamment des intérimaires, des travailleurs handicapés et des personnes en insertion.

La mise en place de démarches collectives peut contenir quelques difficultés. Le choix du certificateur, puis du diplôme, est une étape délicate pour les employeurs. Le plus souvent, ces derniers ignorent l’existence du Répertoire national des certifications professionnelles (RNCP) et “sont loin de posséder une connaissance exhaustive du paysage des certifications”. Le choix des titres proposés à la validation s’effectue donc fréquemment dans un éventail restreint qui vise à satisfaire les stratégies dans lesquelles s’inscrit la VAE. Il peut résulter d’un partenariat entre l’employeur et un certificateur, ou d’une suggestion d’un organisme de formation. Souvent, ce sont les branches et les Opca qui jouent un rôle moteur dans le choix des certifications des entreprises. La Dares note que ces choix restreints et ciblés peuvent ne répondre qu’imparfaitement aux attentes des salariés, notamment dans le cadre d’une réorientation.

Pour conclure, la Dares note que les démarches collectives facilitent l’engagement des salariés dans la VAE. Tous ceux inscrits dans les dispositifs collectifs de VAE ont eu accès à un accompagnement externe financé par l’entreprise.

[(Dares, Premières synthèses

www.travail-solidarite.gouv.fr

  • n° 44-4 “Les entreprises et la VAE : quels usages collectifs du dispositif ?”
  • n° 44-3 “La VAE en 2006 dans les ministères certificateurs : 26 000 candidats ont obtenu un titre ou diplôme”, du 29 octobre 2008.)]

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