Au coeur du CFA transport-logistique de Tremblay-sur-Mauldre

Par - Le 01 septembre 2013.

Au premier abord, rien ne distingue le CFATL du Tremblay-sur-Mauldre (école du groupe AFT-Iftim) d’un autre CFA. Dès qu’on franchit l’entrée extérieure du site, on remarque la régularité des espaces verts, résultat d’un entretien soigneux. Le hall d’accueil nous renvoie dans les années 1970, du point de vue de la structure et de l’aménagement intérieur.

L’endroit est lumineux et ouvre sur des couloirs donnant accès à plusieurs bureaux, dont ceux de la direction. J’apprends que le CFA a été créé en 1974 et qu’à l’époque le centre n’accueillait qu’une seule formation de conduite routière avec un effectif de 25 apprentis. Toujours dans le hall, juste avant la visite du site prévue avec d’autres invités, je croise quelques apprentis, filles et garçons, déjà au courant de la présence de notre groupe. Ce sont des internes. Il faut dire que le CFA est implanté en plein Ouest parisien, au milieu des champs et des bois alentours, loin des tumultes de la ville.

De la place pour les équipements

La visite débute et après avoir descendu un escalier, nous accédons à l’arrière du bâtiment. Grosse surprise : nous découvrons un site de 22 hectares sur lequel sont disséminés plusieurs bâtiments. Notre guide, le directeur du CFATL, Joseph Samama, prend plaisir à décrire les lieux tout en glissant un mot aux stagiaires rencontrés en chemin. Nous traversons les divers aménagements extérieurs et les divers équipements : hébergement, restauration, centre de documentation, foyer, salle de jeux, salle télévision, salle de sport… On comprend aisément que la capacité d’accueil des stagiaires n’a cessé d’augmenter d’année en année pour atteindre aujourd’hui un effectif moyen de 450 apprentis. La discipline est de rigueur pour les stagiaires qui doivent respecter leur environnement. Les fumeurs sont invités à se regrouper dans des endroits dédiés pour éviter que le site soit transformé en terrain miné… de mégots. “S’il vous plaît, lance le directeur à quelques stagiaires, pouvez-vous ramasser les quelques papiers et les mettre dans les poubelles !” Les jeunes s’exécutent sans discuter.

En bonne intelligence avec le tuteur

La visite se poursuit. On découvre ainsi les équipements pédagogiques. L’atelier de mécanique et de maintenance des véhicules industriels (MVI) est du dernier cri. Le hangar est clair, le sol est recouvert d’une peinture bleue ciel, les outils et instruments de mesure sont à leur place. Un apprenti est en train d’effectuer un parallélisme du train avant d’un camion Man. Il est en deuxième année de CAP MVI (deux ans de formation en alternance). “Mes parents m’ont poussé à suivre cette voie. Je m’étais engagé dans la mécanique auto mais il n’y a plus de débouchés”, explique-t-il. Je ne doute pas de sa motivation, d’autant plus qu’il insiste sur le rôle important que tient son maître d’apprentissage pour le suivi de son parcours : “Il nous apprend tout”, confesse-t-il. Le tuteur a en effet un rôle essentiel : il s’assure de la bonne intégration du jeune en entreprise, lui confie des tâches et les moyens pour les réaliser, avant de relâcher progressivement le cadre pour laisser l’apprenti gagner en autonomie.

Devenir “directement opérationnel”

Nous voilà maintenant sur la plateforme de conduite de camions Man TGX. Vêtus de gilet jaune, apprentis et tuteurs s’affairent autour des véhicules. La technique de slalom au volant d’un poids lourd muni d’une remorque n’est pas chose aisée. Mais tout se déroule dans le calme, sous l’oeil avisé des tuteurs. Ancien apprenti au CFATL, Devi Alves avait commencé par la formation de conduite routière car il “aime le camion”, puis avait poursuivi son parcours jusqu’au BTS. Aujourd’hui, il dirige sa propre société, H24, spécialisée dans le transport routier de marchandises générales. “Au début, je n’avais pas connaissance de l’alternance ni même du monde de l’entreprise. Il a fallu tout apprendre”, confie-t-il. Il met d’ailleurs l’accent sur “l’appui apporté par le maître d’apprentissage et le CFA” tout au long de son parcours.

À l’issue de son BTS, il est devenu responsable camionnage express dans une entreprise, puis directeur technique chez un transporteur, avant de créer son entreprise. “Le gros atout de l’apprentissage, conclut Devi Alves, est l’expérience acquise pendant le déroulement de la formation. Ce qui
permet d’être directement opérationnel.”

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