Le français est une langue attractive !

Par - Le 01 juillet 2013.

“Dans les faits, la langue française est une
langue internationale de savoir attractive. Des
Universités chinoises, indiennes ou encore brésiliennes
ont rejoint l’Agence universitaire de
la francophonie. Nous ne les avons pas démarchées”,
indique Bernard Cerquiglini, recteur de
l’AUF, qui regroupe aujourd’hui 786 organismes
membres répartis sur tous les continents dans
98 pays, dont 55 sont membres de l’Organisation
internationale de la francophonie.

“Les 610 présidents d’Universités et d’établissements
qui ont participé à notre 16e assemblée
générale à São Paulo (Brésil), du 7 au 9
mai dernier, sont venus librement. Ils se sont
retrouvés. Ils ont passé des accords, débattu des
grandes questions actuelles de l’enseignement
supérieur et de la recherche, tels que la professionnalisation
des formations, les formations à
distance et cours en ligne, les classements d’Universités
et leur impact. Et ces échanges se sont,
bien évidemment, tenus en français !”, poursuit-il.

English is not enough

L’AUF connaît une progression rapide de ses
membres. “Celle-ci montre l’attractivité de la
langue française et l’importance de la francophonie
comme espace de partenariats internationaux”,
se réjouit le recteur. Il constate un
“développement continu” de l’enseignement du
français et les formations bilingues dans ces pays
émergents et non historiquement francophones.
Ainsi, “la Chine, deuxième pays d’origine des
étudiants étrangers en France, a doublé, voire
triplé ses départements de français en moins
de dix ans. Les autorités brésiliennes ont fait
le choix du français pour les milliers de jeunes
qui doivent venir étudier en France (ainsi qu’en
Belgique et au Canada) dans le cadre du programme
Sciences sans frontières”.

Chinois et Brésiliens jouent la carte du plurilinguisme.
Car, soutient Bernard Cerquiglini, “le monolinguisme
anglophone est une idée désuète des
années 60. Dans le domaine de la science, il
faut avoir vingt ans d’avance”. Il estime que nous
sommes à la fin d’un cycle : celui de l’anglais comme
seule langue scientifique internationale. “La production
scientifique se trouve aujourd’hui en
Chine et en Inde, et dans moins de dix ans
elle viendra d’Afrique.” La formation doit donc
anticiper. “Nous formons des jeunes qui seront
actifs dans les trente à quarante ans à venir.
Ayons donc un peu d’avenir à l’esprit.” Certes,
il faut former les jeunes à l’anglais, mais “il faut
surtout leur montrer que cela ne suffit pas”,
en “leur donnant la possibilité d’apprendre et
s’exprimer dans d’autres langues : espagnol,
portugais, etc.”.

Le recteur se réjouit d’ailleurs du plurilinguisme
des francophones. Alors que les anglophones y
sont peu enclins : “Avec la langue anglaise, ils
sont isolés linguistiquement.”

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