Le réseau des Carif-Oref appelle à une “sécurisation juridique” de ses structures régionales

Par - Le 01 octobre 2013.

En introduction aux Rencontres interrégionales
des Carif-Oref, organisées par le GIP Corse Compétences
à Ajaccio, Charles Fournier, président de
l’association du Réseau des Carif-Oref (RCO) a
rappelé les divers enjeux pour
le réseau : “La préparation de
la loi relative à la formation
professionnelle qui va bouleverser
le paysage dans lequel nous
travaillons ; le projet Dokelio
qui va tenir compte de vingt
ans de travaux des Carif-Oref
pour produire une information
de qualité envers les divers
publics et les professionnels ;
l’expérimentation d’un service
public régional de l’orientation
(SPRO) dans huit régions.”

“Inscrire les Carif-Oref
dans la loi”

Charles Fournier a également
évoqué “l’insécurité juridique et
financière qui pèsent sur les structures”.
RCO vient tout juste
d’envoyer un courrier à Michel
Sapin, ministre du Travail, dans le but “d’inscrire
les Carif-Oref − plus précisément leurs missions −
dans la loi consécutive à la négociation sur la formation
professionnelle ou celle issue du deuxième projet
de loi sur la décentralisation, de manière à les consolider”.
Ainsi, a-t-il observé, “Centre Inffo existe
par voie de décret, alors que notre réseau existe par
voie de circulaires, dont la dernière est unilatérale,
c’est-à-dire pensée par l’État indépendamment de
l’accord des Régions. Le plus souvent, nos structures
sont à durée déterminée, rythmées par les contrats de
projets État-Région.”

Un financement consolidé

Outre cette revendication d’une sécurisation juridique
des Carif-Oref, le réseau “espère un financement
renforcé dans le temps de la part de l’État”.
Pour répondre aux attentes nationales, Charles
Fournier a invité le réseau “à se mettre en ordre de
marche et donner à voir ce qu’est l’activité des Carif-
Oref, à savoir une vision mutualisée et consolidée
sans cacher la diversité régionale”.
De son côté, Jean-Marc Huart, sous-directeur
des politiques de formation et du contrôle à la
DGEFP, qui participait à la table ronde “Gouvernance
territoriale de l’emploi et de la formation
professionnelle”, a rassuré le réseau des Carif-
Oref sur le plan de leur financement en 2014,
“soit un montant équivalent à celui de 2013”.
Au sujet des diverses échéances évoquées, il a
considéré que “plus de décentralisation équivaut à
plus de mutualisation et de coordination”. Concernant
le plan “30 000 formations
prioritaires” (voir dans
ce numéro, pp. 4-5), il a fait
valoir “le rôle essentiel des
commissions paritaires interprofessionnelles
régionales pour
l’emploi (Copire), des comités
de coordination régionaux de
l’emploi et de la formation professionnelle
(CCREFP), avec
l’appui des Carif-Oref, dans la
totalité des Régions pour déterminer
les métiers en manque de
main-d’oeuvre”.
Dans la perspective de la loi sur
la formation, annoncée pour
la fin de l’année, Jean-Marc
Huart a mis en avant la dynamique
actuelle de négociation
et de concertation : négociation
des partenaires sociaux, groupe
quadripartite sur le compte
personnel de formation (CPF), apprentissage,
deuxième projet de loi de décentralisation, etc.
“Les Carif-Oref sont au coeur de tous ces éléments”,
a-t-il conclu.

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