58 % des Français s’estiment mal informés sur la formation professionnelle

Par - Le 09 mars 2018.

77 % des Français de 15 à 64 ans ont une bonne image de la formation a révélé le Fonds national d’assurance formation des salariés des exploitations et entreprises agricoles, le Fafsea le 1er mars au Salon de l’agriculture, lors de la présentation des résultats d’un sondage portant sur le regard des Français sur la réforme de la formation professionnelle et de l’apprentissage [ 1 ]Sondage exclusif réalisé du 24 au 29 janvier 2018 par BVA pour le compte du Fafsea, en partenariat avec Les Échos. Méthode des quotas, échantillon de 1 500 répondants (dont739 personnes vivant en zone rurale) représentatifs de la population française, âgés de 15 à 64 ans..

Et cette opinion favorable tient lorsque la formation se déroule en alternance – 82 % des 15-64 ans apprécient le contrat d’apprentissage et 77 % le contrat de professionnalisation. Cependant, 58 % des sondés estiment être mal informés, ce qui démontre un « besoin d’informations entrantes », selon Erwan Lestrohan directeur de clientèle chez BVA. 40 % d’entre eux souhaiteraient pouvoir accéder à un site Internet pour retrouver l’ensemble des formations accessibles par le compte personnel de formation notées par les stagiaires…

Augmenter les formations en alternance

Si 60 % des sondés ont entendu parler de la réforme, seuls 10 % d’entre eux disent avoir une vision précise de ce qu’elle contient. La priorité numéro un pour 52 % d’entre eux est de renforcer l’alternance et l’apprentissage, en augmentant le nombre de ces formations.

Près de 40 % des répondants souhaitent également que les financements aillent en priorité aux personnes les moins qualifiées et aux demandeurs d’emploi. C’est en faveurs de ces derniers que l’Accord national interprofessionnel conclu le 22 février prévoit une contribution de financement de la formation à hauteur de 0,30 %.

34 % des Français interrogés affichent leur soutien au CPF et aux formations courtes, un satisfecit pour le gouvernement qui a prévu d’augmenter le plafond (jusqu’à 400 heures et 550 heures pour les moins qualifiés) et l’alimentation du compte (35 heures contre 24 actuellement).

Financer ?

Les Français restent également attachés au congé individuel de formation (Cif), 7 % seulement souhaitent sa suppression, et ils soutiennent un système de financement de la formation. 85 % des 15-64 ans pensent qu’il est nécessaire de faciliter la formation sans conditions de revenus et 64 % ne seraient pas prêts à la financer, même en partie. Ce sont surtout les ouvriers (72 %), les demandeurs d’emploi (72 0%) et les plus de 35 ans (70%) qui s’affirment les plus contraints par les moyens financiers. Mais une large part de l’échantillon (85 %) sous-estime le coût d’une formation : ils ne débourseraient que 1 000 euros pour en bénéficier.

Pour en savoir plus, Le regard des Français sur la réforme de la formation professionnelle et de l’apprentissage

Notes   [ + ]

1. Sondage exclusif réalisé du 24 au 29 janvier 2018 par BVA pour le compte du Fafsea, en partenariat avec Les Échos. Méthode des quotas, échantillon de 1 500 répondants (dont739 personnes vivant en zone rurale) représentatifs de la population française, âgés de 15 à 64 ans.

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