Myriam El Khomri dresse un bilan des mesures formation du quinquennat

Par - Le 30 janvier 2017.

Estimant que «  L’éducation et la formation sont des leviers puissants pour agir, modifier les représentations, développer les attitudes, comportements et compétences indispensables pour s’adapter. », Myriam El Khomri, ministre du Travail, de l’Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social, a dressé un bilan de l’action du gouvernement en matière de formation depuis 2012, lors d’une communication en conseil des ministres le 25 janvier.

Amélioration de l’adéquation entre formations et besoins des entreprises

Une action structurée autour de 2 axes : « Former plus, mieux et utile » qu’elle a illustrée d’abord avec le bilan du plan 500 000 formations supplémentaires, qui a atteint ses objectifs (1,1 million d’actions de formation en 2016, dont 300 000 destinées aux publics prioritaires), et dont le gouvernement a demandé la reconduite pour le 1er semestre 2017 (voir notre article). Ce plan a doublé le nombre d’actions de formations pour les demandeurs d’emploi, notamment les personnes le plus éloignées de l’emploi, en « améliorant l’adéquation entre formations et besoins des entreprises, grâce à des diagnostics territoriaux établis avec les acteurs de terrain et au développement de la capacité d’anticipation sur l’évolution des besoins en compétences – mission de service public confiée à l’établissement public qui vient de succéder à l’Afpa.  » a indiqué la ministre.

Universalité du droit à la formation conforté

Myriam El Khomri a ensuite mis en avant les apports de la loi du 5 mars 2014 : reconnaissance du quadripartisme, droit à un premier niveau de qualification, « avec le concours du service public régional de la formation professionnelle », accès à la qualification (SPRO), Compte personnel de formation (CPF) (720 000 dossiers formation utilisant le CPF validés depuis 2015), Conseil en évolution professionnelle (CEP), qui permet « à chacun de devenir acteur de son parcours, d’être accompagné dans ses choix et responsabilisé dans ses décisions.  ». Dernier dispositif en date, le Compte personnel d’activité, créé par la loi Travail du 8 août 2016, qui intègre le CPF et ce faisant, « conforte encore l’universalité du droit à la formation ». Elle a également rappelé que «   l’appareil de formation avait été appelé à s’adapter, à moderniser ses modalités pédagogiques (digitalisation) et à s’engager dans des démarches qualité depuis le 1er janvier 2017 (27 labels et certifications reconnus)  »

Enfin, la ministre du Travail a détaillé les efforts du gouvernement pour soutenir l’apprentissage : 100 000 places modernisées avec 450 millions d’euros du Programme d’investissement d’avenir (PIA), réforme du financement, augmentation des aides à l’apprentissage, notamment pour les mineurs, développement du recours aux apprentis dans les fonctions publiques et opérateurs d’État (8 500 apprentis recrutés depuis la rentrée 2015), ouverture à l’apprentissage des titres professionnels du ministère chargé de l’Emploi… autant de mesures qui, selon la ministre, se traduisent par l’augmentation de 3,5 % des entrées en apprentissage sur la campagne 2015/2016.

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