Françoise Sanchez, directrice de l’École Cheval – Excellence Hôtelière.

Françoise Sanchez, directrice de l’École Cheval – Excellence Hôtelière.

Besançon : le Cours Hôtelier renaît de ses cendres sous la houlette de la CCI

Trois ans après sa liquidation judiciaire, le Cours Hôtelier, école de gouvernants, réceptionnistes et majordomes basée à Besançon depuis 1916, rouvrira ses portes en septembre 2026, sous un nouveau nom : l'École Cheval – Excellence Hôtelière. Un projet chapeauté par la Chambre de Commerce et d'Industrie (CCI) Saône-Doubs.

Par - Le 14 janvier 2026.

En septembre 2023, le prestigieux Cours Hôtelier, dit « École Cheval », basé à Besançon, fermait ses portes, faute d'un nombre suffisant de candidats. En mai 2024, le tribunal judiciaire actait la cession de ses actifs à la Chambre de Commerce et d'Industrie Saône-Doubs. « C'est une chance de conserver cette école sur le secteur », estime Jean-Luc Quivogne, président de la CCI, qui affirme vouloir « garder l'ADN du Cours Hôtelier, c'est-à-dire une formation haut de gamme ».

Renouvellement du titre de gouvernant

Pour relancer cette institution, les équipes de la CCI se sont en premier lieu efforcés de renouveler, auprès de France Compétences, le titre de gouvernant, dont la reconnaissance par l'Etat arrivait à son terme en juin 2024. « Nous y avons notamment ajouté des éléments relatifs aux enjeux de RSE, mais également à la gestion des parties communes, ou encore à l'hyper-personnalisation de la prise en charge des clients », résume Françoise Sanchez, désignée directrice de cette nouvelle École Cheval – Excellence Hôtelière (ECEH). Trois blocs de compétences structurent ainsi cette certification, enregistrée comme niveau 4 au RNCP : « réaliser et contrôler l'entretien d'une suite et des parties communes », « gérer un service des étages », et « assurer l'interface avec la clientèle ». L'ECEH est pour l'instant le seul organisme certificateur de ce nouveau titre, qui permet à ses détenteurs de travailler notamment dans des hôtels de luxe ou palaces.

Formation en apprentissage uniquement

Alors que le Cours Hôtelier proposait une formation en voie scolaire avec une période de stages, la CCI a opté pour la voie de l'apprentissage : « Pour des raisons de modèle économique, mais aussi parce que la CCI a l'apprentissage chevillé au corps », justifie Françoise Sanchez. « De cette manière, nous donnons aussi une chance à des jeunes qui n'auraient pas forcément eu les moyens de payer cette formation », ajoute Jean-Luc Quivogne, rappelant que le coût annuel du Cours Hôtelier s'élevait à plus de 12 000 euros. En ce sens, la CCI espère attirer davantage de candidats que l'ancienne structure, d'autant plus que le secteur recrute : « Nous pouvons assurer que ces jeunes auront un job à l'issue de leur formation », assure le président.

Objectif recrutement d'une vingtaine d'apprentis

Les apprentis, recrutés à niveau 3 ou après trois années d'expérience, passeront un an à l'ECEH. Entre 450 et 500 heures de cours sont prévues, ajoutées aux périodes en entreprise. « Le rythme d'alternance n'est pas figé, note Françoise Sanchez, il faudra que nous tenions compte des périodes hautes et basses du secteur. » La directrice rencontre actuellement professionnels et alumni (anciens élèves) du Cours Hôtelier afin de construire plus précisément le programme ainsi que l'équipe pédagogiques, mais aussi d'établir des liens avec de potentiels employeurs. Elle espère recruter « au moins une vingtaine » d'apprentis pour la rentrée 2026.

Déjà reconnu comme centre de formation à travers son Institut Supérieur de l'Apprentissage, la CCI Saône-Doubs, ajoute, avec l'ECEH, une nouvelle unité de formation d'apprentissage à son écosystème.