Le Medef publie un guide sur les transitions et reconversions professionnelles
Le Medef publie un guide pratique destiné à accompagner les entreprises dans la mise en œuvre de la réforme des transitions et reconversions professionnelles. Ce document décrypte la loi du 24 octobre 2025, issue de l'ANI (accord national interprofessionnel) du 25 juin 2025, et présente les principaux dispositifs à la disposition des employeurs et des salariés.
Par Valérie Grasset-Morel - Le 10 février 2026.
Le Medef met à disposition de ses relais territoriaux un guide consacré à la loi du 24 octobre 2025, qui transpose l'accord national interprofessionnel (ANI) du 25 juin 2025 relatif aux transitions et reconversions professionnelles. Élaboré par le pôle Compétences, formation et jeunesse, ce document a vocation à servir d'outil d'aide à la décision et à l'action pour les 240.000 entreprises adhérentes de l'organisation, avec une attention particulière portée aux très petites et moyennes entreprises.
Trois dispositifs
Le guide s'articule autour de trois dispositifs destinés à accompagner les parcours professionnels. Le premier est le nouvel entretien de parcours professionnel, organisé tous les quatre ans, qui remplace l'entretien professionnel réalisé jusqu'alors tous les deux ans. Le second concerne la période de reconversion, qu'elle soit mise en œuvre en interne ou en dehors de l'entreprise, qui se substitue aux dispositifs Pro-A (reconversion ou promotion par alternance) et Transco (transitions collectives). Enfin, le projet de transition professionnelle (PTP) permet à un salarié de bénéficier d'un congé spécifique afin de suivre une formation certifiante et d'envisager un changement de métier.
Avancée significative
Pour Patrick Martin, président du Medef, l'ANI du 25 juin 2025, « fidèlement transposé dans la loi du 24 octobre 2025 », constitue « l'une des avancées les plus significatives depuis la loi du 5 septembre 2018 pour la liberté de choisir son avenir professionnel ». En décryptant les évolutions introduites par la réforme, le guide vise à permettre aux entreprises d'aller « à l'essentiel », en leur offrant une lecture claire des changements opérés, des dispositifs mobilisables et des conditions de mise en œuvre en fonction de leurs enjeux, qu'il s'agisse de l'évolution des métiers, du recrutement, de la fidélisation des salariés ou de la transformation de l'activité.
Mise en œuvre par décrets de la période de reconversion
La diffusion de ce document intervient alors qu'ont été publiés au Journal officiel du 31 janvier 2026 les deux décrets relatifs à la mise en œuvre de la période de reconversion. Le premier précise les modalités d'organisation du dispositif. Il prévoit notamment que, dans les 30 jours précédant le début de la période de reconversion, l'employeur transmette par voie dématérialisée plusieurs documents à son opérateur de compétences (Opco). Celui-ci dispose alors d'un délai de 20 jours pour statuer sur la prise en charge des frais pédagogiques et, sous réserve de l'existence d'un accord collectif ou d'une décision unilatérale de l'employeur pour les reconversions externes, des frais annexes et de la rémunération du salarié.
Niveaux de prise en charge fixés par les branches
Le second décret confie aux branches professionnelles la responsabilité de définir les niveaux de prise en charge, dans le respect d'un montant moyen fixé à 5.000 euros. À défaut de définition par la branche, la période de reconversion est financée sur la base de 9,15 euros par heure de formation.
S'exprimant le 3 février, le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, a souligné que la période de reconversion devait permettre de « franchir une nouvelle étape au profit des salariés (…) face à un marché du travail en perpétuelle évolution ».
A lire :
Période de reconversion : modalités de financement précisées par décrets.
Période de reconversion : des précisions pour sa mise en œuvre.

