Brigadier Valentin, mécanicien armement petit calibre.
Valentin, du service civique chez les pompiers de Paris à mécanicien armement petit calibre
Élevé dans une famille ayant déjà un pied dans l'armée, et déçu par un BTS qui le conduisait tout droit vers un travail de bureau, le brigadier Valentin a pu conjuguer son amour du terrain et sa passion pour les armes en devenant mécanicien armement petit calibre. Il veille à la bonne santé des armes du régiment, au quotidien ou avant un départ en mission.
Par Jonathan Konitz - Le 16 juillet 2026.
L'appel du terrain aura été plus fort que tout. « Après mon Bac pro serrurerie – métallerie, j'ai voulu enchaîner avec un BTS charpente métallique. Ça ne m'a pas plu car j'allais être formé à rester dans un bureau », retrace le brigadier Valentin. Il tiendra un an, avant d'enchaîner simultanément missions en intérim et service civique chez les pompiers de Paris. « C'était pendant huit mois, à raison de quatre gardes par mois. Je voulais savoir si le métier était fait pour moi. Or, seule la partie militaire me plaisait ! » Normal : une partie de sa famille sert aussi dans l'armée… L'engagement du jeune homme n'était qu'une question de temps. Ce sera chose faite en 2023.
Valentin débute deux mois de formation afin d'apprendre les bases du métier de soldat. Passionné d'armement, il prend ensuite la direction de « l'école de Bourges1 pour effectuer une formation technique supérieure de mécanicien armement petit calibre. Nous avions une partie théorique et une partie pratique. Il fallait impérativement valider les deux modules. » Il décrochera son diplôme, intégrant ainsi une fonction support indispensable à l'institution.
Calme et minutie
Son travail au quotidien est simple : assurer l'entretien des armes à feu (pistolets, fusils, mitrailleuses, etc.), dès qu'un problème se présente ou « avant un départ en mission, pour vérifier que l'armement est fonctionnel et apte à partir. » Amené à manipuler du matériel sensible, le mécanicien armement petit calibre doit être minutieux, calme, faire preuve de sang-froid et… être bien dans sa tête, évidemment. « Nous avons une réelle responsabilité », rappelle le brigadier Valentin. S'il opère au 61e régiment d'artillerie situé à Chaumont, il peut également être déployé sur le terrain, parfois en situation dégradée.
Au-delà de sa propre curiosité et de ses observations, sa montée en compétences est assurée à travers des stages, « en général d'une à deux semaines, à Bourges, sur la base du volontariat », permettant d'acquérir des savoir-faire sur un type d'arme en particulier (ex : mortier). « Là aussi, nous avons une partie théorique et une partie pratique, auprès de mécaniciens. On démonte entièrement une arme et on la remonte pour comprendre comment elle fonctionne. » Seule condition pour bénéficier de ces formations : être disponible durant les créneaux proposés.
Valentin envisage de passer technicien, « c'est l'adjoint au chef d'atelier, un rôle avec plus de responsabilités, de paperasse et de gestion comparé à un mécanicien. » La suite logique pour celui qui envisage de faire carrière au sein de l'armée.


