De gauche à droite : Émilie Lecerf, secrétaire générale de l’Opco Santé, Jean-Pierre Delfino, directeur général, Jean-Pierre Mercier, vice-président, Laure de la Bréteche, directrice déléguée des politiques sociales à la Caisse des dépôts, Alexandre le Barbey, président de la CPNE, et Isabelle Devalois, présidente adjointe.

CPF, des abondements automatiques pour les salariés du sanitaire

L’Opco santé, la branche professionnelle et la Caisse des dépôts viennent de signer une convention leur permettant de soutenir financièrement la formation des salariés d’un secteur très réglementé et régi par nombre de diplômes d’Etat. De quoi soutenir une montée en compétence des effectifs dans un champ par ailleurs en tension et en manque d’attractivité.

Par - Le 06 avril 2022.

De 2 à 4 000 euros, versés de façon automatique. C’est le montant de l’abondement au CPF (Compte personnel de formation) que pourront recevoir les salariés du secteur sanitaire, social et médico-social privé à but non lucratif, qui ne disposeraient pas de suffisamment de fonds pour financer leur montée en compétence.

Pour y parvenir, l’Opco santé, la branche SSMS et la Caisse des dépôts ont signé une convention lundi 4 avril. Elle vient en application de l’accord de branche sur la formation, signé le 9 septembre 2020. Ses modalités ont été définies le 13 juillet dernier par la Commission paritaire nationale de l’emploi et de la formation professionnelle (CPNEFP).

8 professionnels sur 10 exercent un métier réglementé

Le but ? L’ensemble des partenaires présents lors de la présentation de ce texte l’ont revendiqué d’une seule voix : faire du CPF un levier à la qualification. Un point d’autant plus important que, a rappelé Jean-Pierre Delfino, directeur de l’Opco santé, 80 % des professionnels de cette branche exercent un métier réglementé, des professions qui reposent sur des diplômes d’Etat. « Il est important de veiller à une co-construction des parcours, a ajouté Alexandre le Barbey, président de la CPNEFP. Il convient de préserver les intérêts des employeurs et des salariés. »

La branche compte 800 000 professionnels, embauchés par 20 000 établissements et structures. Parmi eux, les publics prioritaires visés par cette convention sont les personnels les moins qualifiés. Plus précisément, les bénéficiaires doivent répondre à 4 critères. Bien entendu compter parmi les salariés de la branche. Mais aussi disposer d’au moins 500 euros sur leur CPF, et le mobiliser dans son entièreté pour financer leur formation. Enfin, ils doivent préparer des diplômes au cœur de la cible, ceux éligibles à la PRO A auxquels s’ajoutent quelques autres, comme le diplôme d’Etat ingénierie sociale (DEIS), celui de cadre de santé, d’auxiliaire de puériculture ou encore la validation des acquis de l’expérience ou le permis B dès lors qu’il aura un usage professionnel.

Mieux servir les publics accompagnés

Le budget s’élève à 3,4 millions d’euros par an. Une campagne de communication est prévue, dans la double direction des employeurs et des salariés, chacun au travers de dispositifs spécifiques. Ainsi, par exemple, les 68 conseillers emploi et formation de l’Opco pourront-ils se rendre chez les employeurs ou les renseigner en ligne. Un webinaire est prévu le 12 avril pour, lui, informer les salariés et il compte déjà plus de 300 inscrits.

En ligne de mire, la volonté d’améliorer la qualité du service rendu aux publics accompagnés par ces professionnels, a souligné Jean-Pierre Mercier, vice-président de l’Opco, pour valoriser l’importance de disposer de qualifications adaptées et cohérentes avec le soutien à des personnes malades ou en difficulté.

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