Les Ecoles de la deuxième chance percevront la taxe d’apprentissage

Quadrupler le nombre de jeunes accueillis dans les Écoles de la deuxième chance [Les Écoles de la deuxième chance s’adressent aux jeunes de 18 à 25 ans (ou plus dans certaines conditions) sortis du système scolaire sans diplôme. Elles offrent une formation de neuf mois à un an pour maîtriser les savoirs de base : lire, écrire, compter, notions d’informatique, d’une langue étrangère et plusieurs stages en entreprise. Les parcours sont individualisés, les jeunes étant accompagnés par un référent dans l’école et un tuteur en entreprise.]] d’ici à 2012. Tel est l’objectif confirmé par Bernard Laporte, secrétaire d’État chargé des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative lors de sa visite, le 11 avril, de l’E2C de La Plaine-Saint-Denis. Annoncée le 8 février par Nicolas Sarkozy lors de la présentation du Plan banlieue ([voir notre article), la généralisation des Écoles de la deuxième chance (E2C) va être soutenue par la création d’un certificat national de compétences, la perception de la taxe d’apprentissage et l’encouragement du mécénat.

Par - Le 14 avril 2008.

« Le président de la République a indiqué qu’il faciliterait le financement par les entreprises de ces écoles innovantes dont on sait les résultats remarquables : les Écoles de la deuxième chance bénéficieront de la taxe d’apprentissage au même titre que les organismes de formation préparant au CAP ou au BEP. Je veillerai à la mise en œuvre rapide de cette décision présidentielle », a déclaré Bernard Laporte, secrétaire d’État chargé des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative lors de sa visite de l’E2C de La Plaine-Saint-Denis.

L’ancien sélectionneur du XV de France également proposé qu’un « certificat national de compétences » soit mis en place « qui donnera à chaque élève l’équivalent d’un “diplôme” national et qui valorisera son parcours ». Il souhaite la création d’un « comité de labellisation » des E2C pour en garantir les mêmes principes de fonctionnement.

Bernard Laporte a proposé que le réseau du ministère de la Jeunesse aide à identifier les jeunes et à les accompagner vers les E2C ; celles-ci n’en prenant pas l’initiative. Il va soutenir l’organisation d’un grand événement annuel pour les élèves des E2C et un séminaire de réflexion et d’échanges pour les équipes pédagogiques.

Il a également estimé indispensable que l’État « puisse jouer un rôle d’impulsion et de coordination pour amorcer des dynamiques de création dans les zones où aucun projet d’École de la deuxième chance n’existe encore (…) Il n’y a pas d’E2C en Bretagne, par exemple ? Il faut aller en Bretagne! Il n’en existe pas en Corse? Il faut réunir les acteurs potentiels autour d’une table », a-t-il avancé

Enfin, l’ex entraîneur du Stade français a appelé de ses vœux le parrainage des E2C par le secteur privé : « Les entreprises donnent pour les arts ou le développement durable. Pourquoi ne pourrait-on pas en faire autant pour les jeunes sans diplôme et sans qualification, avec, par exemple, le parrainage d’un ou plusieurs élèves pendant l’ensemble de leur parcours en École de la deuxième chance (1 élève = 9 000 euros). Les entreprises doivent faire le pari du parrainage. »

L’objectif est de quadrupler le nombre de jeunes qui était de 4 000 fin 2007, soit 16 000 en 2012. Le réseau compte actuellement 35 écoles réparties dans 23 départements.

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