SGS mise sur le contrat de professionnalisation pour recruter

Par - Le 27 mars 2009.

Le pôle industrie du groupe SGS propose une formation en contrat de professionnalisation pour recruter des jeunes et des demandeurs d’emploi. Cette formation au métier de technicien en “contrôle non destructif” n’existe nulle part ailleurs et elle permet d’exercer un métier évolutif.

Filiale du groupe SGS1 dédiée à l’industrie, SGS Qualitest Industrie propose actuellement à des jeunes et à des demandeurs d’emploi de la région Île-de-France une formation en alternance pour exercer le métier de technicien en “contrôle non destructif” (CND), dans le cadre d’un contrat de professionnalisation. “Il n’existe pas aujourd’hui de formation spécifique à ce métier, qui présente plusieurs facettes sur le plan de l’inspection, du contrôle, de l’analyse et de la certification en milieu industriel”, explique Laurent Pinède, DRH de SGS Qualitest Industrie.

“Nous avons pourtant un réel besoin de compétences. Nous nous situons dans la prestation de services. Il s’agit, par exemple, de contrôler les installations d’une industrie (centrale nucléaire, chimique ou pétrochimique, etc.) et des pièces produites dans une fonderie, ou destinées à l’assemblage d’un avion. L’objectif étant de vérifier si l’installation ou la pièce considérée a, ou non, un défaut dans sa structure même. Le technicien ne prélève pas d’échantillons. Il réalise directement un contrôle sur l’installation ou sur la pièce, c’est pourquoi nous parlons de contrôle non destructif”, précise-t-il. L’agent CND est une personne qui consacre principalement son activité professionnelle à l’application de ce contrôle non destructif dans l’industrie en respectant les règlements, codes, normes et spécifications applicables aux produits fabriqués.

Mobilité requise

Nous avons créé une formation sur mesure, qui n’existe nulle part ailleurs et qui a la particularité d’embaucher les stagiaires en CDI dès le début de leur formation. Seuls quatre ou cinq IUT évoquent aux étudiants le métier de technicien CND, et dans la plupart de ces établissements, le module consacré au CND représente 50 heures de cours, par rapport aux 450 heures d’une licence professionnelle que comprend ce module, par exemple. Ce qui est très insuffisant. Nous intervenons donc au sein des IUT pour présenter ce métier évolutif, dans la mesure où il permet de se former tout au long de sa carrière professionnelle, et ainsi pour attirer les jeunes vers cette activité. La formation CND est aussi proposée aux demandeurs d’emploi par le biais des agences Pôle emploi. Nous leur précisons d’ailleurs que c’est un métier qui demande de la mobilité et des connaissances en mathématiques (maîtrise de la trigonométrie, des puissances, etc.), et qui est ouvert à tous, hommes et femmes, sans critère d’âge. Le métier implique certaines contraintes dont les astreintes de nuit. Il est important de le prendre en compte dans le choix de ce métier”, souligne Laurent Pinède.

À l’instar du jeune, le demandeur d’emploi intéressé passe un entretien individuel et un test en mathématiques. Si l’ensemble est concluant, il est alors recruté en contrat de professionnalisation, d’une durée de douze à vingt-quatre mois. En 2008, quatre sessions de formation ont été organisées par SGS Qualitest Industrie, deux à Metz, une au Havre et une à Dampierre (Yvelines). Chaque session rassemble une dizaine de stagiaires. Quatre nouvelles sessions sont prévues pour 2009, à Metz, à Dunkerque, à Harfleur et à Paris.

[(Certifications Cofrend

Suivis par un tuteur en interne, les stagiaires s’engagent dans un cursus de 1 800 heures de formation au total, soit 600 heures de cours théoriques organisés, quand cela est possible, au centre de formation SGS d’Orsay, et 1 200 heures de pratique en milieu industriel. Dans ce cadre, les stagiaires préparent, en fonction de leur choix, des certifications Cofrend (Confédération française pour les essais non destructifs) sur les quatre proposées : Cofrend MT (magnétoscopie), Cofrend UT (ultrasons), Cofrend RT (rayons ionisants) et Cofrend PT (“ressuage”, c’est-à-dire contrôle avec liquide fluorescent). Chaque Cofrend comprend trois niveaux de qualification dans une méthode de contrôle précise et dans un secteur d’application industrielle particulier.

À l’issue du programme de formation, les stagiaires doivent idéalement obtenir au moins deux Cofrend et deux niveaux de qualification dans ces deux mêmes Cofrend”, précise Laurent Pinède. Un examen final en deux parties valide le programme de formation : une partie écrite permet de vérifier les connaissances du candidat relatives à l’appareillage, aux produits à contrôler, aux procédures de contrôle, aux codes, spécifications que le candidat peut rencontrer dans sa fonction spécifique au niveau requis ; et l’examen oral porte sur la vérification de la bonne connaissance de l’appareillage, de sa manipulation et de l’analyse correcte de l’information résultante au niveau requis, et sur l’application du procédé au contrôle d’échantillons représentatifs des produits fabriqués dans le secteur d’activité du candidat. “Nous recherchons toujours à réunir des personnes pour la session de Paris”, tient à faire remarquer Laurent Pinède, d’autant que le secteur est en manque de compétences.
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