Un palmarès des écoles de formation aux métiers du web

Par - Le 31 janvier 2013.

Si le temps où le R.O.M.E.[ 1 ]Répertoire opérationnel des métiers et des emplois. de Pôle emploi peinait à décrire les métiers du web est désormais révolu, il reste peu évident de sélectionner la formation qui y conduira : nouveauté des métiers, création récente des écoles, volume important d’actifs autodidactes, tout concourt à la faiblesse des indicateurs. D’où l’intérêt du classement des écoles web, proposé pour la première fois par le Figaro.fr Étudiant en partenariat avec le site StreetPress.

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Sélectivité, moyens pédagogiques, professionnalisation[ 2 ]Le score de professionnalisation apprécie les efforts de l’école pour préparer les élèves à l’univers professionnel : réalisation d’un projet professionnel, volume de partenariats-entreprises de l’école, présence d’incubateur de start-ups ou de junior entreprises., employabilité, présence web, tels sont les cinq critères analysés par Le Figaro Étudiant pour dresser son palmarès.
Avec une école privée (Hétic), une école universitaire (Institut de l’internet et du multimédia du pôle universitaire Léonard de Vinci) et une école consulaire (École de l’image des Gobelins) aux trois premières places, le podium fait preuve d’une belle diversité pour peu que l’on fasse abstraction de l’implantation très parisienne du trio de tête. Sans véritable défaut, ces trois écoles jouissent avant tout d’une bonne réputation auprès des recruteurs et présentent d’ailleurs de très bons résultats en termes d’insertion professionnelle.

Au pied du podium, suivent trois IUT, salués tant pour l’ouverture de leur formation que pour la part réservée à l’alternance qui permet une bonne professionnalisation des futurs pros du web. Mais attention, prévient l’étude, tous les IUT ne se valent pas et « mieux vaut être attentif et sélectif ».

Avec un tiers des écoles présentes au palmarès créées en 2011 et 2012, le classement est très certainement amené à évoluer fortement dans les années à venir. Exemple avec la surprenante 18ème place de l’École européenne des métiers de l’internet, créée pour répondre aux besoins spécifiques du secteur par les fondateurs de Meetic [ 3 ]Marc Simoncini., Vente-Privée [ 4 ]Jacques-Antoine Granjon. et Free [ 5 ]Xavier Niel.. Explication : avec seulement un an d’ancienneté, elle resterait peu connue des recruteurs et souffrirait de n’avoir qu’un titre d’établissement positionné à bac+ 3. Reste que sa structure de pré-incubation de start-up devrait largement contribuer à attirer les jeunes créateurs d’entreprise, qui pourront difficilement s’estimer à mauvaise école avec d’aussi prestigieux parrains.

Dernier point à noter, toutes les écoles présentes au classement recourent majoritairement au présentiel pour former aux métiers du web, aucun organisme de formation à distance n’est cité.

Notes   [ + ]

1. Répertoire opérationnel des métiers et des emplois.
2. Le score de professionnalisation apprécie les efforts de l’école pour préparer les élèves à l’univers professionnel : réalisation d’un projet professionnel, volume de partenariats-entreprises de l’école, présence d’incubateur de start-ups ou de junior entreprises.
3. Marc Simoncini.
4. Jacques-Antoine Granjon.
5. Xavier Niel.

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