« L’alternance est véritablement devenue une cause nationale » (Muriel Pénicaud au Forum Jeunes d’Avenirs)

«Faciliter l’insertion professionnelle des jeunes via l’alternance » telle était la philosophie de la deuxième édition du Forum «Jeunes d’Avenirs Spécial Alternance », qui s’est tenu mercredi 27 mars à l’Espace Champerret dans l’ouest de Paris. Alors que les principales mesures issues de la réforme de l’apprentissage sont entrées en vigueur le 1er janvier dernier, étaient ciblés les jeunes (de 16 à 30 ans) « en précarité » ou ceux qui sont « dépourvus de réseau »

Par - Le 01 avril 2019.

Les jeunes populations des quartiers populaires étaient invités à rencontrer la centaine d’entreprises présentes (15 secteurs d’activité représentés) afin de décrocher un contrat d’apprentissage. Autres représentants présents : des représentants de branches et des nouveaux Opco (opérateurs de compétences) mais aussi des spécialistes du recrutement chargés d’animer des ateliers «CV et coaching » à l’intention des jeunes visiteurs. 2 500 jeunes ont été accueillis pour la journée.

Deux fois moins de chances

Philippe Lamoureux, directeur Général du Leem (Les Entreprises du médicament), syndicat du milieu pharmaceutique, se félicitait de la présence sur le Forum d’une trentaine d’entreprises de son secteur, en tant qu’exposantes. « Outre les métiers supports traditionnels, nous possédons 120 métiers spécifiques dans notre branche. Nous souhaitons multiplier par deux le nombre d’alternants d’ici la fin de la mandature du président Macron », expliquait-il, précisant que 100 % des alternants dans ce secteur sont recrutés à l’issue de leur apprentissage. Présente en fin d’après-midi sur le salon, accompagnée par Patrick Toulmet, délégué interministériel chargé du développement de l’apprentissage dans les quartiers prioritaires de la ville (QPPV), Muriel Pénicaud, la ministre du Travail, se réjouissait du succès public du Forum. « Les jeunes des quartiers populaires ont, statistiquement, deux fois moins de chances de trouver un contrat d’apprentissage. La loi que je porte est entrée en vigueur et suscite à nouveau de l’espoir pour les jeunes. L’alternance est véritablement devenue un cause nationale », expliquait-t-elle.

Les CFA d’entreprise

Interrogée sur le dispositif de centre de formation d’entreprise qu’autorise désormais la loi Avenir professionnel du 5 septembre 2018, à l’instar des lycées professionnels ou tout autre organisme de formation, Muriel Penicaud révélait qu’une trentaine d’entreprises s’étaient déjà manifestées rue de Grenelle. « Ce dispositif est très intéressant pour ces entreprises qui éprouvent des difficultés à recruter et qui souhaitent s’investir dans la formation. Nous avons lancé un kit au début du mois afin d’expliquer une procédure qui demeure assez simple ». Ce que ne contredit pas Philippe Lamoureux : « Nous avons créé les CFA Leem apprentissage en 2006. Ils marchent très bien. Nous avons développé des partenariats pérennes avec des universités, des écoles et des établissements de l’enseignement supérieur en Île-de-France, Nouvelle-Aquitaine et Grand Est », a-t-il déclaré, ajoutant que plus de 3 700 apprentis y ont été formés, majoritairement à des niveaux bac + 5/6 mais aussi bac + 2 et bac + 3.

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