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Socle de compétences : l’antériorité du réseau des Ateliers de pédagogie personnalisée

Par - Le 02 avril 2015.

Avec la signature le 1er avril d’une convention de partenariat entre la Délégation générale à l’emploi et à la formation professionnelle (DGEFP) et l’Association pour la promotion du label APP (APapp), les Ateliers de pédagogie personnalisée, nés voici trente ans, se placent en première ligne du champ des compétences et savoirs de base.

À la tête de l’animation nationale du réseau des Ateliers de pédagogie personnalisée lors de l’arrêt du financement de la mission au 31 décembre 2006, Michel Tétart peut savourer. Aujourd’hui conseiller bénévole de l’APapp, il a été l’une des chevilles ouvrières d’un inlassable travail de lobbying auprès des pouvoirs publics qui vient de se concrétiser par la signature de la convention avec la DGEFP lors de la journée “APP en résonance”, organisée au Cnam Paris.

“Une belle forme de reconnaissance de toute l’antériorité du réseau APP sur le socle”, salue-t-il. Ce que la DGEFP n’hésite pas à formuler elle-même, en soulignant “le rôle et l’expertise du réseau APP en matière de lutte contre l’illettrisme, préfigurateur des travaux menés dans le cadre de la définition puis de la mise en œuvre du socle de connaissances et de compétences professionnelles”.

Défendre un label, pas une institution

Aux termes de la convention, c’est le positionnement du réseau APP sur les marchés publics qui devrait se trouver facilité. Ceci, avec l’engagement pris par la DGEFP de mieux relayer l’action des APP auprès de ses partenaires et opérateurs, mais aussi d’informer de façon proactive les APP sur les institutions et programmes mobilisables.

Dans un souci de construction de “modes de coopération concrets et opérationnels”, la DGEFP siège désormais au comité national d’orientation et de suivi des APP et devient membre de la commission nationale de labellisation APP.

À cet égard Marie-Anne Corbin, directrice de l’APapp, le souligne : “Nous ne défendons pas une institution, mais un label (voir notre article), potentiellement accessible à qui le souhaite, de l’association aux entreprises privées, chambres de commerce et d’industrie, Gréta ou CFA…”

Basé à la fois sur une démarche de certification Afnor et un suivi de l’APapp, “le label APP ajoute le fond à la forme en intégrant une dimension pédagogique”, estime Michel Tétart. “Co-construit et co-réfléchi”, le label est selon lui un “véritable travail de réseau source de mutualisation et de fédération”. D’où, selon Marie-Anne Corbin, “une opérationnalité immédiate et nationale qui peut représenter une solution pour les problématiques qualité des financeurs”.

Reste à transformer ce partenariat avec la DGEFP en outil de reconquête nationale : de 480 APP et quelque 200 antennes début 2007, le réseau des APP est passé à environ 120 APP et une soixantaine d’antennes répartis dans quatorze régions de métropole et six territoires d’outre-mer début 2015. Marie-Anne Corbin et Michel Tétart sont les premiers à le reconnaître, “la question du maillage territorial est l’un de nos défis majeurs”.

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