Plus de 35 inscriptions enregistrées par Openclassrooms sur l’application CPF

La place de marché du nouveau CPF décolle pour Openclassrooms qui traite plus de 35 demandes inscriptions. Le pionnier français de l’Edtech prépare la suite. «  Nous allons continuer à étoffer notre offre et prévoyons une accélération avec l’introduction des abondements », déclare  Pierre Dubuc, son président.

Par - Le 27 novembre 2019.

Après le lancement de l’appli «  Mon compte formation » jeudi dernier, le nouveau marché né de la désintermédiation et de la monétisation du compte personnel de formation (CPF) entre dans une phase décisive. Ce coup de projecteur inédit sur la formation se matérialisera t-il par des achats de formation ? Le ministère du Travail gagnera t-il le pari d’un engagement direct des actifs dans leurs parcours ?

Au vu des premiers résultats d’Openclassrooms, il semblerait bien que oui. Dès l’ouverture de l’appli, le pionnier français de l’Edtech enregistrait 4 demandes d’inscription. Quelques jours plus tard, lundi 25 novembre, le compteur était passé à 35. Malgré cette percée, Pierre Dubuc, président et co-fondateur d’Openclassrooms reste prudent. « Nous ne savons pas comment les usagers vont s’approprier et se saisir de cet outil. Par ailleurs, dans l’univers de l’e-commerce, les fonctionnalités et les modèles économiques évoluent constamment dans une logique d’amélioration continue ».

En ouvrant le marché de la formation professionnelle au grand public, l’appli marque une véritable rupture dont l’impact est donc encore difficile à mesurer. Les lois de la concurrence et de la transparence joueront à plein. Les actifs peuvent désormais comparer les offres et les tarifs des 4 000 organismes de formation présents à ce jour sur l’appli. Cette pression ne fait pas peur au spécialiste des cours en ligne. Openclassrooms a ciblé 6 parcours certifiants sur les métiers en tension du digital. Un catalogue très travaillé autour de formations longues de 500 à près de 800 heures aux tarifs compétitifs de 2 000 à 4 000 euros, découpés en blocs de compétences.

Deuxième étage de la fusée

La montée en charge se fera progressivement, en mode agile. « Dans les semaines qui viennent, nous enrichirons notre offre. Et nous anticipons une nette accélération avec l’introduction des abondements », explique Pierre Dubuc. Pour celui qui, collégien, lançait la première plateforme de Mooc en 1999, les abondements représentent le deuxième « big bang » de l’appli CPF. « Nous disposons d’un réseau de plus de 500 entreprises prêtes à co-construire des parcours CPF avec leurs salariés ». Peu présent sur le CPF ancienne formule, Openclassrooms fait partie de ces nouveaux entrants aguerris aux pratiques des places de marché. La start-up attend les prochaines évolutions de l’appli autour des avis des stagiaires affichés en mode « Tripadvisor » ou encore des systèmes d’information à même d’automatiser ses process en interne.  Sa levée de fonds de 60 millions d’euros réalisée au printemps 2018 lui donne les moyens de ses ambitions.

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