Semaine européenne des compétences professionnelles : « Améliorer l’image de l’éducation et de la formation professionnelles » (Dana Bachmann)

Parmi les quelques 1~200 événements organisés au profit de près d’un million d’Européens dans le cadre de la Semaine européenne des compétences professionnelles (20 au 24 novembre 2017), se tenait lundi 20 novembre à Paris la conférence nationale «~Aujourd’hui, quelles compétences pour les métiers de demain ?~». Un événement Centre Inffo ouvert par Dana Bachmann, cheffe d’unité, éducation et formation professionnelles, apprentissage et formation des adultes à la Commission européenne.

Rédigé par . Publié le 22 novembre 2017. Mis à jour le 11 mars 2019.

Aux Erasmus Days, auprès des Ateliers de pédagogie personnalisée pour le lancement de la charte pour l’accès de tous aux compétences clés et, lundi 20 novembre 2017, en ouverture de la conférence nationale organisée par Centre Inffo, Dana Bachmann, cheffe d’unité, éducation et formation professionnelles, apprentissage et formation des adultes à la Commission européenne, ne ménage pas son soutien aux initiatives chargées de promouvoir l’éducation et la formation. Au-delà du seul événement Centre Inffo, il s’agissait cette fois de souligner l’importance qu’accorde l’Union à la semaine européenne des compétences professionnelles. Programmé pour la première fois en 2016 à l’occasion de l’élaboration du nouvel agenda pour les compétences en Europe, l’événement vise à « créer un temps fort pour améliorer l’image de l’éducation et de la formation professionnelles en Europe ».

Socle européen

Car elle le remarque, « en France comme ailleurs, l’intérêt pour la formation professionnelle n’est pas assez grand. » Certes, les 19 % d’adultes âgés de 25 à 64 ans participant à un programme d’apprentissage placent la France au-delà de l’objectif européen de 15 % d’ici à 2020, mais « quand on regarde de plus près, précise-t-elle, c’est le groupe qui en a le plus besoin qui participe le moins ». Or, « la formation professionnelle initiale et continue est importante pour une société plus égalitaire. »

Évoquant le socle européen des droits sociaux adopté le 17 novembre 2017, Dana Bachmann en rappelle les principes clés qui renvoient à la question des compétences. Ainsi et selon le premier principe inscrit au chapitre « Égalité des chances et accès au marché du travail », « toute personne a droit à une éducation inclusive et de qualité, à la formation et à l’apprentissage tout au long de la vie afin de maintenir et d’acquérir des compétences qui lui permettent de participer pleinement à la vie en société et de gérer avec succès les transitions sur le marché du travail. » Encore plus proche de la problématique de la semaine européenne des compétences, c’est aussi le 4ème principe, relatif au soutien actif à l’emploi, qui retient l’attention (voir encadré).

Trois priorités

Elle le souligne également, la nouvelle stratégie pour les compétences en Europe de 2016 poursuit de nombreux objectifs en faveur du développement de l’apprentissage (faire de la formation professionnelle un choix de premier plan, renforcer la qualité de l’offre, réviser le cadre européen des compétences clés, améliorer la visibilité des qualifications par une refonte du cadre européen, etc.). Revenant au cadre de la semaine, Dana Bachmann définit trois priorités : d’abord, la mobilité des apprenants ; ensuite, la coopération sectorielle en matière de compétences ; enfin, les partenariats entre les entreprises et le monde de l’éducation et de la formation professionnelles.

Socle européen des droits sociaux, 17 novembre 2017

Le soutien actif à l’emploi (principe 4)
: «toute personne a droit à une assistance rapide et adaptée à ses besoins qui lui permettra d’améliorer ses perspectives d’emploi ou d’activité non salariée. Cela inclut le droit à recevoir une aide à la recherche d’emploi, à la formation et à la requalification. Les droits de chacun à la protection sociale et à la formation sont transférés lors de transitions professionnelles. Les jeunes ont droit à une formation continue, à l’apprentissage, à un stage ou à une offre d’emploi de qualité dans les quatre mois suivant la perte de leur emploi ou la fin de leur scolarité. Les chômeurs ont droit à un soutien personnalisé, continu et cohérent. Les chômeurs de longue durée ont droit à un bilan individuel approfondi au plus tard au 18e mois de chômage.»

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