La génération Erasmus a son livre

Par - Le 31 mai 2017.

L’Agence Erasmus + France – Éducation Formation (AE2F) a présenté mardi 30 mai 2017 le livre Ils ont fait Erasmus. Invité de marque, Sandro Gozi, le secrétaire d’État auprès du Conseil des ministres italien en charge des affaires européennes, a fait part de sa propre expérience.

Cédric Klapisch leur avait déjà offert L’Auberge espagnole, ceux « qui ont fait Erasmus » ont donc désormais leur livre, avec « 30 portraits » pour « 30 ans de découvertes et d’échanges. » Le sommaire en témoigne, Erasmus est bel et bien rentré dans la génération Erasmus +, nouveau nom du plus célèbres des programmes européens, lancé en 2014 avec une nouvelle ambition : profiter à tous. C’est-à-dire non seulement les plus de 18 ans engagés dans l’enseignement supérieur, mais aussi dès la maternelle sous forme de « mobilité numérique », à 14 ans en mobilité d’études, et bien au-delà dans le cadre de la formation professionnelle, de l’éducation des adultes ou, encore, du Service volontaire européen.
Une sélection de témoins livre anecdotes, motivations et profits engrangés. Tous revendiquent avoir changé en profondeur et louent les bénéfices de la mobilité sur leurs parcours et compétences. Richement illustré, l’ouvrage intègre un guide pratique « Préparer et réussir sa mobilité ».

L’expérience du secrétaire d’État italien aux Affaires européennes

Préfacier du livre et lui-même étudiant Erasmus à la Sorbonne en 1990, Sandro Gozi se souvient : « Erasmus a changé ma vie ! » Et d’expliquer : « je suis persuadé que si je n’avais pas eu cette opportunité, je n’aurais pas fait mon parcours ». Convaincu que cette incitation à découvrir d’autres cultures lui a permis de se réaliser, il s’explique : « ce n’est pas que mon parcours est extraordinaire mais, grâce à Erasmus et à l’Europe, j’ai pu construire le parcours que j’avais choisi », remercie-t-il. Arrivé à Paris dans la foulée de la chute du Mur de Berlin, il évoque une génération de pionniers qui ont bien souvent dû expliquer leur présence à des universitaires incrédules.

Plus de ressources pour un Erasmus pour tous

Qu’en est-il aujourd’hui ? « Une formation universitaire en 2017 ne peut être considérée comme complète si elle n’inclut pas une formation à l’étranger », estime le secrétaire d’État italien aux Affaires européennes. Au-delà de l’enjeu de citoyenneté, il en va pour lui de la qualité même des formations. Avocat, sinon d’une obligation, à tout le moins d’un encouragement renouvelé et très fort à l’immersion en pays étranger, il rappelle que son pays milite pour une multiplication par dix des ressources Erasmus. Issu du seul État membre à avoir, pour cette raison, bloqué l’an dernier la révision du budget 2014-2020, il souligne les convergences avec Emmanuel Macron sur la nécessité de « refonder l’Europe ». Ami du nouveau président français, il est aussi le co-auteur avec Marielle de Sarnez, désormais son homologue [ 1 ]Vice-présidente du Modem, Marielle de Sarnez est ministre chargée des Affaires européennes., de L’urgence européenne[ 2 ]Éditions Thaddée, 2014..

Notes   [ + ]

1. Vice-présidente du Modem, Marielle de Sarnez est ministre chargée des Affaires européennes.
2. Éditions Thaddée, 2014.

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