Evolution de l’entretien d’inscription et de diagnostic

Rédigé par . Publié le 02 septembre 2013. Mis à jour le 11 mars 2019.

Les évolutions de l’offre de services de Pôle emploi pour les demandeurs d’emploi et les impacts concrets pour le conseiller, contenus dans cette instruction, découlent des orientations de la convention tripartite plan stratégique Pôle emploi 2015.

Objectif : fournir aux demandeurs d’emploi une offre de services réaliste et personnalisée, « en faisant plus pour ceux qui en ont le plus besoin ».

L’offre de services s’adresse à tous les demandeurs d’emploi. Tous ont un conseiller référent désigné au plus tard le 4ème mois suivant leur inscription comme demandeur d’emploi.

Le portefeuille du conseiller référent se compose des demandeurs d’emploi qui lui sont rattachés, des catégories 1 à 3 (immédiatement disponibles), et dont le premier entretien obligatoire a été réalisé.

Les évolutions présentées dans cette instruction s’inscrivent dans le respect de 3 principes clés de l’offre de services de Pôle emploi :

  • mieux prendre en compte les besoins et attentes des demandeurs d’emploi en différenciant l’offre dans ses contenus, la nature et la fréquence des contacts ;
  • développer une offre de services renforcée pour répondre au mieux aux besoins des demandeurs d’emploi les plus éloignés du marché du travail ;
  • donner davantage de marge de manœuvre aux conseillers dans la mise en œuvre de la personnalisation de l’offre de services.

Ces évolutions sont déployées région par région, à compter de janvier 2013.

I – UNE OFFRE DE SERVICE S’INSCRIVANT DANS UNE LOGIQUE DE PERSONNALISATION ACCRU DU SUIVI DES DEMANDEURS D’EMPLOI

1. Les 3 nouvelles modalités de suivi et d’accompagnement

Le choix de la modalité tient compte de la situation du demandeur d’emploi, de ses besoins en termes de suivi, de son autonomie dans la recherche d’emploi, de l’adéquation de son profil et de son projet avec le marché du travail local. Il déterminera l’intensité de l’accompagnement et la fréquence de ses contacts avec son conseiller référent.

Trois modalités :

a) suivi : s’adresse aux demandeurs d’emploi les plus proches du marché du travail et qui sont autonomes dans leur recherche d’emploi, avec une simple supervision par le conseiller référent

b) accompagnement guidé  : demandeurs d’emploi qui nécessitent d’être appuyés par leur conseiller référent dans leur recherche d’emploi.

c) accompagnement renforcé : demandeurs d’emploi ayant besoin d’être fortement accompagnés par leur conseiller référent.

Pour mettre en œuvre ces modalités de suivi/accompagnement, Pôle emploi a recours aux mêmes prestataires et partenaires qu’aujourd’hui.

Quelle que soit leur modalité d’accompagnement, les demandeurs d’emploi peuvent bénéficier de tous les services de Pôle emploi : informations, contacts entrants, aides, formation …

Taille des portefeuilles :

a) suivi : chaque conseiller référent s’occupe de 200 à 350 demandeurs d’emploi

b) accompagnement guidé : chaque conseiller référent s’occupe de 100 à 150 demandeurs d’emploi

c) accompagnement renforcé : chaque conseiller référent s’occupe au maximum de 70 demandeurs d’emploi

Entretiens avec le conseiller référent :

contacts de 2 natures :

  • contacts adaptés par leur fréquence, leur durée et leur canal à la situation du demandeur d’emploi (personnalisation de l’offre de services) ;
  • contacts obligatoires, au nombre de deux, dits entretiens du 4ème et 9ème mois (en plus de l’EID initial, lequel peut être exceptionnellement complété par un entretien d’ajustement du diagnostic)

A noter : hormis ces entretiens, le demandeur d’emploi qui le souhaite peut être reçu à sa demande par un conseiller (le sien ou un autre).

2. L’offre de services mobilisée doit être en cohérence avec les « axes de travail »

Le conseiller qui réalise l’EID détermine alors l’axe de travail qui devra être retenu compte tenu des besoins du demandeur d’emploi parmi les 6 axes proposés :

► Si l’emploi recherché est validé et cohérent avec les possibilités du marché et que le demandeur d’emploi maîtrise ses outils de recherche d’emploi, il relève de l’axe « Retour direct à l’emploi ».
Il engagera des actions visant principalement à prospecter, démarcher des entreprises, répondre aux offres

► Si l’emploi recherché est validé et cohérent avec les possibilités du marché mais que le demandeur d’emploi doit construire ou adapter ses outils de recherche d’emploi, il relève de l’axe « Techniques de recherche d’emploi ».
Il engagera des actions visant à outiller sa recherche d’emploi, argumenter ses candidatures, se faire connaître des employeurs

► Si le demandeur d’emploi a les compétences pour l’emploi recherché mais qu’il a besoin de valoriser ses atouts, préciser ses cibles, mieux connaitre le fonctionnement du marché et organiser ses démarches, il relève de l’axe « Stratégie de recherche d’emploi ».
Il engagera des actions visant principalement à mieux se connaître, cibler ses candidatures et les entreprises, organiser sa recherche d’emploi

► Si le demandeur d’emploi a besoin de compléter ses acquis par le recours à une formation, une adaptation à un poste de travail ou à la mobilisation d’un contrat en alternance, il relève de l’axe « Adaptation au marché du travail ».
Il engagera des actions visant principalement à développer ou transférer ses compétences

► Si le demandeur d’emploi ne dispose pas d’un projet professionnel compatible avec les possibilités du marché du travail, il relève de l’axe « Élaboration du projet professionnel ».
Il engagera des actions visant principalement à s’orienter ou se reconvertir

► Si le demandeur d’emploi est confronté à des difficultés périphériques qui doivent être prises en considération préalablement ou conjointement à sa recherche d’emploi, il relève de l’axe « Freins périphériques ».
Il engagera des actions visant principalement à résoudre ses difficultés sociales ou personnelles

II – UNE OFFRE DE SERVICES APPORTANT DES MARGES DE MANŒUVRES AU CONSEILLER REFERENT DANS LA MISE EN ŒUVRE DE L’EID ET LES NOUVELLES MODALITÉS DE SUIVI ET D’ACCOMPAGNEMENT

1. Le rôle du conseiller référent est conforté.

  • Ce qui change pour le conseiller référent :

Il prend en charge des demandeurs d’emploi d’une même modalité de suivi et d’accompagnement.

Il organise ses activités de manière plus homogène au sein de plages de gestion de portefeuilles.

Il décide de la fréquence et de la modalité de contact avec les DE, en fonction de leur situation (et n’est plus contraint par les échéances mensuelles).

  • Ce qui ne change pas pour le conseiller référent :

Il reste attaché à une équipe.

Il continue d’exercer les autres activités communes de l’agence selon la planification définie par la direction.

Il mobilise les mêmes prestations, y compris sous-traitées, et les mêmes aides.

Il conserve une activité sur l’offre et sur l’entreprise.

2. Le rôle de l’équipe locale de direction est renforcé.

  • Ce qui change pour l’équipe locale de direction :

En amont de la mise en œuvre puis 1 à 2 fois par an, l’équipe locale de direction devra réaliser un diagnostic local lui permettant de définir puis d’ajuster le nombre de portefeuilles nécessaires par modalité dans l’agence.

Elle affecte chaque conseiller à une modalité de suivi et d’accompagnement sur la base du recueil des souhaits des conseillers référents.

Elle planifie des plages de gestion de portefeuille dans lesquelles les conseillers organisent leur activité.

Elle initie des échanges plus réguliers avec les conseillers référents pour les accompagner sur le champ de la gestion de portefeuille.

  • Ce qui ne change pas pour l’équipe locale de direction :

Elle contribue à la définition de la stratégie d’intervention de l’agence.

Elle affecte les demandeurs d’emploi à un conseiller référent et régule les tailles de portefeuilles.

Elle veille à la cohérence et à la qualité de l’offre de services délivrée.

Elle veille à la mobilisation optimale des prestations et des aides.

Instruction Pôle emploi n° 2013-21 du 27 juin 2013 (BOPE n° 71)

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