L’avenir perçu par la génération des 15-20 ans : la confiance en crise

Comment la génération des 15 à 20 ans se projette-t-elle dans l’avenir ? Dans un contexte de crise aigüe et durable, une enquête d’opinion révèle l’importance de l’orientation comme point d’appui, mais aussi objet d’inquiétude. Les jeunes interrogés expriment une perte de motivation et de fortes inquiétudes concernant leur entrée dans la vie active.

Par - Le 24 mars 2021.

2 000 jeunes ont été sondés en février 2021, concernant leurs choix d’orientation, l’impact de la crise sanitaire et leurs attentes professionnelles. Ce baromètre de confiance a été publié à l’initiative du média L’Étudiant, l’institut BVA et le groupe Orange.

L’orientation, enjeu central

L’orientation constitue un enjeu central : comme point d’appui par rapport aux choix réalisés, perçus comme satisfaisants par les trois quarts des répondants, mais aussi comme objet d’inquiétude pour 86 % d’entre eux.

A parité, les jeunes interrogés expriment le sentiment d’être ou avoir été bien accompagnés (48 %) contre l’autre moitié (49 %) de ne pas l’être ou l’avoir été correctement. Parmi les manques exprimés, arrivent en tête la visibilité sur les options, des contacts avec des professionnels et des étudiants, ainsi que la visite des établissements.

Les sites internet spécialisés dans l’orientation (letudiant.fr, Onisep.fr, …) sont la principale source d’information citée. La plateforme Parcoursup.fr fait l’objet d’appréciations positives : jugée accessible (81 %), fournissant des informations utiles (76 %), lisible (66 %) et simple d’utilisation (61 %).

Des choix marqués par les goûts personnels et l’attente d’un équilibre

Les choix d’orientation apparaissent comme d’abord guidés par les goûts personnels pour une filière ou un métier (44 %), suivis par l’épanouissement personnel (38 %) et la capacité de réussite dans un secteur (30 %).

Concernant les attentes liées à l’entrée dans la vie active, l’équilibre vie personnelle – vie professionnelle arrive en tête (57 %), suivi du sens et de l’utilité de la mission (50 %), bien devant le souhait, dans l’hypothèse d’être embauché dans une grande entreprise, d’avoir un bon salaire (35 %) et des perspectives d’évolution (34 %).

Parmi les impacts négatifs de la crise sanitaire, le souhait de partir à l’international a été affecté pour 54 % des répondants, suivi pour 40 % par le choix de format d’études (alternance, formation professionnalisante …).

Perte de motivation, impression de décrochage et avenir obéré

Les sentiments négatifs prédominent en ce qui concerne la motivation, avec 74 % des répondants qui déclarent ressentir une démotivation, contre 50 % lors d’une précédente enquête menée en septembre 2020. L’impression de décrocher concerne désormais 71 % des jeunes, contre également 50 % précédemment. Ces perceptions négatives sont encore plus marquées parmi les femmes, et les niveaux supérieurs au bac.

La crise sanitaire est source de fortes inquiétudes : crainte de rencontrer des difficultés pour financer ses études et/ou trouver un emploi étudiant (67 %), de pâtir de l’isolement (64 %).

Près des deux tiers des jeunes interrogés disent redouter de ne pas trouver un emploi à l’issue de leurs études, et plus de la moitié craignent que leur diplôme perde de sa valeur.

Plus d’informations :

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