Quatre compétences-clés pour travailler différemment

Les compétences du 21e siècle : comment faire la différence ? C’est avec ce titre que Jérémy Lamri aborde la question des nouvelles compétences-clés à acquérir. Dans ce livre publié aux éditions Dunod, cet entrepreneur et docteur en sciences cognitives appelle à rompre avec les processus centrés sur l’acquisition de techniques pour se concentrer sur un nouvel objectif : « Travailler différemment ».

Par - Le 20 mai 2019.

1. Apprendre à apprendre

Un individu ne peut plus remplir sa vie professionnelle et citoyenne sur la base d’un stock de connaissances acquis en formation initiale. La première conséquence est le changement de statut pour le concept de formation tout au long de la vie.
Il ne s’agit plus d’un idéal humaniste mais d’un impératif sociétal. En découle la deuxième, qui vient transformer la hiérarchie des compétences. Dans une « logique de flux », c’est « la capacité à apprendre à apprendre qui devient la compétence centrale ».

2. Métier ou compétence ?

Le concept d’« obsolescence des compétences » ne cesse de s’affirmer, et l’intelligence artificielle vient remplacer l’humain dans ses tâches reproductibles. Pour Jérémy Lamri, cette évolution n’est dommageable que si l’on omet d’en tirer les conséquences sur la notion de métier : « Quand un métier disparaît, c’est simplement parce que son assemblage de compétences n’est plus assez pertinent », écrit-il. Surtout, c’est moins l’activité humaine qui disparaît qu’une certaine conception de cette activité, réduite à des tâches « routinières » définies comme les caractéristiques d’un métier.
La solution passe par « une transition progressive de la notion de métier vers celle de compétence ».

3. Quatre compétences-clés

Jérémy Lamri retient quatre compétences-clés. Tournées vers la résolution de problèmes,  elles relèvent pour partie des soft skills (compétences sociales et comportementales). On trouve d’abord « l’esprit critique », qui n’est « pas une simple compétence froide de raisonnement logique », mais « intègre en plus les codes sociaux, les paramètres non formalisés et la sensibilité d’un contexte et d’une culture ».
Ensuite, la « créativité », pour « transformer de manière originale ce qui existe déjà » ou « produire quelque chose d’inédit ». Troisièmement, la « communication », envisagée comme une compétence « bilatérale » impliquant un émetteur et un récepteur et présentée comme indispensable à la création d’une performance désormais définie comme collective.
Enfin, la « coopération », qui exprime la capacité à l’« interdépendance positive ». Pour Jérémy Lamri, les systèmes aussi bien éducatif que productif sont encore loin de promouvoir ces quatre compétences-clés.

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