Le service civique accueille 17 % de décrocheurs dans ses rangs

L’Agence du service civique a publié le 4 juillet son rapport d’activité de 2018. 140 200 jeunes se sont engagés dans ce dispositif cette année-là, un chiffre en hausse de 14 %  par rapport à 2017. 86 % ont été satisfaits de leur expérience.

Par - Le 10 juillet 2019.

service-civique_article-3.jpgUn moyen d’acquérir une expérience professionnelle, un temps de découvertes et de rencontres, l’occasion de faire le point sur sa vie et l’opportunité de découvrir un secteur d’activité en plus d’un moyen de se rendre utile… Le service civique fait du bien à ceux qui s’y sont engagés. Le rapport d’activité 2018 de l’Agence nationale du service civique note qu’en effet 86 % des volontaires ont été satisfaits de leur mission et que 94 % recommanderaient cet engagement à leur entourage. 93 % des jeunes qui en ont bénéficié remarquent l’amélioration de leurs compétences.

Missions d’intérêt général

Créé par la loi du 10 mars 2010, le service civique a remplacé le service civil (conçu en 2006), qui avait lui-même pris la place service militaire suspendu en 1996. Il vise à « renforcer la cohésion nationale et la mixité sociale » en permettant aux jeunes volontaires de s’engager dans des organismes sans but lucratif, des services de l’État ou des collectivités territoriales. Il accompagne également le déploiement des politiques publiques par les missions d’intérêt général que les volontaires effectuent en France ou l’étranger.

Plus de filles

En 2018, indique le rapport « la progression des entrées dans le dispositif se poursuit avec une moindre hausse (en stock) de 14 % par rapport à 2017, permettant à 140 265 volontaires de réaliser une mission de service civique. »

Les recrues sont à plus de 60 % féminines et âgées en moyenne de 20,65 ans. 32 % ont un niveau de formation supérieur au bac, 43 % de niveau bac et 17 % sont des décrocheurs. 43 % des volontaires sont demandeurs d’emploi, 31 % étudiants, 23 % inactifs et 4 % salariés

Erasmus + jeunesse

L’agence nationale française est responsable de la mise en œuvre du programme européen Erasmus + jeunesse. En 2018, elle a réceptionné 1 036 candidatures pour des projets de mobilité, soit une hausse de 3 % entre 2017 et 2018. Le budget alloué par la Commission européenne lui a permis de financer 425 projets de mobilité – la plaçant au 2ème rang derrière l’Allemagne. Mais, note le rapport,« le montant de la dotation accordée à l’Agence en 2018 reste en deçà de la demande. »

 

 

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