engie.jpg

Engie signe la charte « Entreprises et Quartiers » une seconde fois

Le 20 décembre, sur le site de la Compagnie parisienne de chauffage urbain (CPCU) situé à Saint-Ouen (93), Gérard Mestrallet, PDG d’Engie et Patrick Kanner, ministre de la Ville, ont resigné pour deux ans la charte « Entreprises~&~Quartiers », dont l’objet est de favoriser l’accès à l’emploi des jeunes des quartiers politique de la ville.

Rédigé par . Publié le 21 décembre 2016. Mis à jour le 11 mars 2019.

La multinationale avait été dans les premières entreprises à signer, en décembre, cette charte lancée en 2013. Elle vise à impliquer les entreprises dans la lutte contre les difficultés d’accès à l’emploi vécues par les jeunes des quartiers populaires. À l’occasion de cette signature, le ministre de la Ville a rappelé «qu’ à qualifications égales, un jeune vivant dans les quartiers politiques de la ville (QPV) met un an de plus pour trouver, un emploi ». Il s’est félicité « que des grandes entreprises aient compris que le fait que des jeunes soient durablement éloignés de l’emploi représente un risque tant économique que social » et que se concrétise une « nouvelle forme de collaboration entre collectivités publiques et entreprises ».

Une charte signée par 65 grandes entreprises

Cette nouvelle signature de la charte a été l’occasion de dresser un bilan des résultats obtenus : 65 grandes entreprises l’ont signée à l’échelle nationale et 500 déclinaisons locales ont permis d’associer des entreprises plus petites (entreprises de taille intermédiaire (ETI), petites et moyennes entreprises (PME), voire très petites entreprises (TPE)) et de s’adapter aux différentes réalités locales. En un peu plus de trois ans, 150 000 jeunes ont pu bénéficier d’initiatives liées à cette charte.

Parcours Emploi Mobilité Sport

Cette signature a aussi permis à Gérard Mestrallet de rappeler les engagements de son entreprise pour favoriser l’accès à l’emploi des jeunes des quartiers politique de la ville. Au cours des trois dernières années, 2 000 jeunes de troisième ont été accueillis dont une partie issue des QPV. «Chaque année, 2 000 nouveaux jeunes entrent en alternance, dont environ 900 en Île-de-France», a ainsi souligné le PDG d’Engie. Celui-ci est aussi revenu sur les bons résultats de la dernière initiative lancée par l’entreprise, le Parcours Emploi Mobilité Sport (PEMS) à destination de jeunes de 18 à 25 ans originaires de QPV. Un premier groupe de 50 jeunes Franciliens en a bénéficié. D’une durée de six mois, il allie une action de parrainage, des ateliers digitaux, des stages en entreprise à la pratique d’un sport collectif et à un passage d’une semaine dans l’armée. «Même s’il est court, ce temps passé à l’armée permet de transmettre des valeurs de discipline, de solidarité », insiste-t-il. À l’issue de ces six mois, 75 % des jeunes ont trouvé une alternance, 50 % au sein d’Engie.

«J’ai toujours rêvé de devenir réalisateur. À l’issue d’un bac électrotechnique, j’ai fait un service civique dans une association œuvrant pour l’insertion des jeunes, mais je ne savais pas vers quelle formation m’orienter. J’ai entendu parler du PEMS et j’ai fait partie du premier groupe. Au terme du programme, j’ai pu trouver une formation en alternance et je suis au service communication de la Fondation agir contre l’exclusion (Face) [ 1 ]Dont Gérard Mestrallet est président., je réalise des CV vidéo et des vidéos institutionnelles», témoigne un jeune homme.

En 2017, Engie va développer ce programme qui devrait toucher 400 jeunes, en Île-de-France, mais aussi dans les Hauts-de-France, à Saint-Étienne et à Toulouse.

Notes   [ + ]

1. Dont Gérard Mestrallet est président.

Centre Inffo vous conseille également