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L’État abonde le Pacte régional d’investissement dans les compétences des Pays de la Loire de 300 millions d’euros

La ministre du Travail Muriel Pénicaud était en déplacement ce lundi 18 février à Bouguenais, en périphérie de Nantes, pour signer avec la présidente de la Région Christelle Morançais le 6ème Pacte régional d’investissement dans les compétences 2019-2022, celui des Pays de la Loire.

Rédigé par . Publié le 19 février 2019. Mis à jour le 11 mars 2019.

La signature du pacte ligérien s’est effectuée dans l’enceinte du fabricant de pièces métalliques et composites LoireTech, en présence du haut-commissaire aux compétences et à l’inclusion par l’emploi, Jean-Marie Marx.

Un budget de plus de 712 millions d’euros

Le Pacte régional est doté d’un budget global de plus de 712 millions d’euros sur 4 ans : 412 688 780 euros d’engagements financiers de la Région 300 060 000 euros d’engagements de l’État au titre du Pacte d’investissement dans les compétences (Pic). « Les Pays de la Loire représentent 4,62 % du Pic, une part déterminée en fonction de la population non qualifiée de la Région », précise Carine Seiler, conseillère spéciale auprès de Jean-Marie Marx. Région dynamique, les Pays de la Loire font face à des problématiques d’emploi particulières, a également rappelé Christelle Morançais lors de la signature du pacte régional : « Nous sommes une des régions où le taux de chômage est parmi les plus faibles, avec néanmoins des disparités selon les territoires, et le taux de création d’entreprises parmi les plus importants. Partout, les entreprises ont du mal à recruter ».

Lever les freins

Faisant le constat que certains demandeurs d’emploi « privilégient l’accès rapide à l’emploi, même précaire, plutôt que l’entrée en formation », le pacte des Pays de la Loire affiche la volonté de s’attaquer aux freins périphériques à l’entrée en formation pour les publics les plus fragiles. Il prévoit ainsi l’expérimentation de « parcours intégrés », qui permettront d’effectuer dans une même unité de temps, de lieu et d’action, toutes les étapes d’un parcours de formation depuis l’acquisition de compétences clés jusqu’à l’acquisition d’une qualification. Une offre « sans couture », suivie de près par l’État : « cela nous intéresse beaucoup, car c’est à notre connaissance la seule région à le faire de bout en bout », indique Carine Seiler.

Achats de formation en hausse

Le financement du pacte régional permettra en outre « d’augmenter de 48 % le nombre de places en formation, pour atteindre 136 156 places sur les dispositifs régionaux Prépa avenir, Visa métiers et le Programme Accès », s’est félicitée Christelle Morançais. À noter enfin, le renforcement du dispositif « Parcours TPME ». Expérimenté depuis 2018 dans la Région, il vise à adapter les compétences de demandeurs d’emploi en difficulté (seniors, habitants de quartiers prioritaires…) à un poste repéré dans une TPE grâce à une formation de 800 heures (au lieu de 400 heures dans les dispositifs classiques). Dans le cadre du pacte, ce parcours auparavant limité aux entreprises de moins de 20 salariés sera également élargi à celles de moins de 50 salariés

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