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La fédération plasturgie et composite crée huit nouveaux certificats de qualification professionnelle pour accompagner les mutations dans le secteur

« Nous avons créé huit nouveaux certificats de qualification professionnelle (CQP), dans le cadre d’un accord signé par la CFDT et la CFTC. Le délai d’opposition court jusqu’à la fin du mois, mais nous savons qu’aucune organisation syndicale ne sera contre», explique Matthieu Dufour, le directeur des affaires sociales de la Fédération plasturgie et composites.

Rédigé par . Publié le 02 mai 2016. Mis à jour le 11 mars 2019.

Le secteur connaît des mutations profondes qui imposent de nouvelles compétences. C’est l’exemple de la révolution induite par l’émergence de la plastronique à mi chemin entre la plasturgie et l’électronique, dans le cadre du développement des objets connectés.

« Evolution des techniques de production, des modes de vie, révolution de la communication, transition énergétique, notre environnement change profondément et rapidement. Une fédération comme la nôtre doit saisir ces évolutions, et, guider les entreprises de la branche pour se transformer et s’adapter. Le domaine de la formation tient un rôle stratégique, car dans 20 ans 50% des métiers seront automatisés et 30% pourraient disparaître. C’est pourquoi nous nous positionnons et nous impliquons dans la construction de titres ou de diplômes», explique Jean Martin, le délégué général de la Fédération plasturgie et composites à l »occasion des grands rendez-vous emplois et formations organisé par la structure à Paris le 28 avril dernier.

Des titres pour répondre aux besoins des PME du secteur

C’est dans ce contexte que la fédération a créé un certificat de qualification professionnelle de technicien qualité ou de maintenance et d’entretien des installations, ou encore de méthodes et d’industrialisation. « Il s’agit d’accompagner l’évolution du secteur ou encore de proposer des compétences adaptées à la configuration de nos entreprises. C’est le cas par exemple du CQP de gestionnaire des ressources-humaines en PME du secteur de la plasturgie. La taille moyenne de nos adhérents est de 35 salariés, et elles n’ont pas de DRH. C’est un comptable ou un responsable administratif qui assure ces missions, il faut les aider à acquérir les compétences. Ces formations n’existent pas, c’est pourquoi nous les créons », explique Mathieu Dufour.

Ces huit CQP compléteront l’offre existante de neuf titres lancés en 2014 et résolument tournés sur les savoir faire techniques, pour former par exemple des opérateurs en matériaux composites, des monteurs régleurs d’équipement de fabrication ou des techniciens de production. En 2014, 234 salariés ont obtenu ces titres. Ils étaient 476 en 2015, que ce soit par le biais d’une période de professionnalisation, d’un contrat de professionnalisation ou du compte personnel de formation. « Tous sont au niveau technicien, notre accord formation prévoit une contribution minimum supérieure de 0,15 % à l’exigence légale notamment pour financer ces dispositifs», poursuit Mathieu Dufour.

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