Emmanuel Macron, entouré de Thomas Caulfield, directeur général de GlobalFoundries et de Jean-Marc Chéry, directeur général de STMicroelectronics, à Crolles, le 12 juillet.

Électronique 2030 : un défi pour la formation

A l’occasion de l’implantation d’un nouveau site de production de semi-conducteurs, le président de la République s’est rendu mardi 12 juillet en Isère pour présenter les contours du plan Électronique 2030. L’objectif de souveraineté industrielle accroît les besoins de compétences.

Par - Le 13 juillet 2022.

Ce mardi 12 juillet, la vallée du Grésivaudan a conforté une fois de plus son surnom de « Silicon Valley française. » Après le ministre de l’Industrie Gérard Longuet en 1993 et le président Jacques Chirac en 2003, c’était, mardi 12 juillet, au tour du président Macron de rendre visite au site grenoblois de STMicroelectronics implanté à Crolles (Isère). Le fabricant franco-italien de semi-conducteurs peut se réjouir, il va capter, directement et indirectement via ses partenaires et fournisseurs, une partie des fonds du plan Électronique 2030 présenté par le président de la République.

Inscrit dans le cadre de France 2030, le programme distille plus de 5 milliards d’euros mobilisés pour, dixit Bruno Le Maire, le ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique, « renforcer nos capacités de production et notre maîtrise des technologies clés de la chaîne de valeur électronique. »

Recrutements difficiles

Créatrice d’emplois, cette manne ne va cependant pas alléger les tensions qui pèsent sur le marché du travail. Selon le gouvernement, ce sont « deux recrutements sur trois [qui sont] jugés difficiles par les entreprises de l’électronique en raison des besoins générés par la croissance du secteur et par la rareté des compétences dans les métiers de conception ou de production. »

« La formation est une nécessité », a souligné Emmanuel Macron lors de sa visite rappelant que le gouvernement allait continuer de développer la formation et notamment « l’alternance et l’apprentissage pour pouvoir être au rendez-vous des compétences. » « On a une vraie dynamique de créations d’emploi dans la filière, tous les niveaux de formations sont concernés et un dispositif de soutien est ouvert », a ajouté le chef de l’État. Une enveloppe de 50 millions d’euros est ainsi consacrée au soutien de projets de développement de la formation et des compétences dans le cadre de l’appel à manifestation d’intérêt Compétences et métiers d’avenir.

Développer l’alternance

Quatre axes structurent la démarche, à commencer par l’adaptation de l’offre de formation initiale et le renforcement de l’attractivité du secteur. Vient ensuite le développement de l’alternance, avec l’objectif de doubler les effectifs à l’horizon 2025 et de créer 10 nouvelles formations dans les domaines jugés prioritaires par la filière. Le troisième axe vise lui à investir dans les ressources humaines, matérielles et logicielles, « en favorisant les logiques de mutualisation entre enseignement, recherche et industrie. »

Innovation pédagogique

Enfin, le quatrième axe s’intéresse à la formation continue, qu’il convient de « développer, transformer et rendre plus visible en soutenant l’innovation pédagogique et en multipliant les passerelles et les voies de reconversion. »

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