L’application mobile « Mon compte formation » fait connaissance avec son public

Le temps d’une journée, la terrasse du Forum des Halles sous la Canopée est devenue le « village de la formation professionnelle ». À l’occasion du lancement de l’application mobile « Mon compte formation » jeudi 21 novembre, une centaine de conseillers ont fait découvrir le nouveau service aux passants et répondu à leurs questions.

Par - Le 22 novembre 2019.

Tablettes en main, ils arpentent les abords du Forum des Halles à Paris. D’autres accueillent le public au sein du « Village de la formation » installé sous la Canopée par le ministère du Travail. Venus de Pôle emploi, de l’Apec et des Missions locales, ils sont une centaine mobilisés pour cette journée spéciale. Objectif : parler de formation professionnelle au public et faire découvrir l’application mobile lancée ce jeudi 21 novembre par le ministère du Travail.

Radouane, conseiller à Pôle emploi est presque surpris. : « Les gens viennent à nous spontanément. Tous ne connaissent pas le compte personnel de formation. J’ai aidé quelques personnes à ouvrir leur compte. Et elles ont eu la bonne surprise de découvrir qu’elles disposent déjà d’une somme d’argent disponible. » Radouane leur explique alors comment mobiliser leurs droits et utiliser le nouvel outil conçu pour faciliter l’accès à la formation et encourager les Français à faire évoluer leurs compétences.

Se former pour saisir des opportunités

Certains se sont arrêtés par curiosité. D’autres sont venus parce qu’ils ont entendu parler de l’application et de l’événement. C’est le cas de Mathieu, 30 ans. Le jeune homme est chef de projet dans l’informatique. Il sait que la réforme a changé des choses. « Je viens me renseigner sur les nouvelles modalités de formation. » Son projet : « passer le permis de conduire pour augmenter mes chances de mobilité professionnelle ». À ce stade, il ne dispose pas de suffisamment de crédit pour financer son stage. Sa visite au Village de la formation sera l’occasion de s’informer sur les possibilités de co-financement. Le lancement de l’application est une bonne nouvelle pour lui. « Ce sera plus simple de trouver une formation et je pourrai savoir ce que d’autres en ont pensé ».

Les avis des stagiaires qui seront disponibles dans quelques mois sur l’application sont un critère de choix « important » à ses yeux. Passer le permis de conduire est aussi l’objectif de Mariam, 39 ans : « sans, je risque de rater des opportunités professionnelles ». Cette assistante administrative et commerciale cherche maintenant à y voir plus clair entre ses droits acquis au titre du CPF et du Dif [ 1 ]Droit individuel à la formation pour savoir sur quelle somme elle peut miser.

Se former pour évoluer

Agent de piste dans un aéroport, Pascal avait commencé des démarches pour se former en anglais, une compétence qui pourrait lui « ouvrir des portes ». Son projet est aujourd’hui en stand-by. « Avec l’ancien système en heures, j’ai découvert au dernier moment que j’avais un reste à charge important ». Le CPF alimenté en euros lui parait plus clair. Il est prêt à faire de nouvelles recherches pour trouver une formation adaptée à son budget.

Ajouter une corde à leur arc ou monter en compétences. Les projets ne manquent pas. Kathleen, salariée, est titulaire d’un bac et vise un diplôme de niveau bac + 2 ou bac +é3 dans la comptabilité. Elle dispose a priori du maximum de droits (3 240 euros) mais ce qui la bloque à ce stade, « c’est de trouver du temps pour me former ». Et la formation en ligne qui lui permettrait d’adapter son rythme à son agenda ne l’emballe pas. Peut-être trouvera-t-elle une solution alternative en consultant l’application ou discutant avec un conseiller du « Village de la formation ».

À portée de clic

En milieu de journée, les échanges s’interrompent. Vêtue d’une doudoune aux couleurs de « Mon compte formation », la ministre du Travail, Muriel Pénicaud monte sur scène. « Beaucoup de personnes sont en train de découvrir qu’elles ont un compte formation, qu’il y a des euros dessus –1 000 euros en moyenne – et qu’elles ont un accès à la formation. » L’envie de se former est là comme le montrent les personnes venues interroger les conseillers. La formation est désormais à portée de clic. « Tout est là-dedans », lance la ministre en brandissant son smartphone. Mais un projet professionnel mérite réflexion, concède-t-elle. « Ce n’est pas tout à fait pareil que de réserver une nuit d’hôtel. » Ceux qui auraient besoin d’aide pour affiner leur projet pourront se tourner vers les opérateurs de conseil en évolution professionnelle, un service qui sera « gratuit et accessible sur tout le territoire », rappelle Muriel Pénicaud. De quoi aider les Français à « passer à l’action ».

Notes   [ + ]

1. Droit individuel à la formation

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