Les jeunes de la mission locale de Seclin (Nord) prennent la parole

Par - Le 20 mars 2019.

Autour d’un petit-déjeuner, l’antenne de la Métropole lilloise a joué le jeu de l’écoute pour mieux comprendre les attentes des jeunes dans le cadre de la semaine nationale des missions locales.

Rassemblés par la mission locale de Seclin, une dizaine jeunes ont pu exprimer ce mardi 19 mars, sur ce qui les attache à leur antenne…Et ce qui au contraire, peut freiner leur envie de s’y rendre. « Parfois, on ne comprend pas, un jeune vient, l’entretien donne lieu à un bel échange, permet de fixer quelques échéances…Puis il disparaît. On ne le revoit plus jamais. Aujourd’hui, nous voulons vous entendre pour savoir ce que vous attendez de nous » explique en introduction Leila Sàffah, conseillère Initiative Emploi de la mission locale de Seclin (Nord).  Depuis 13 ans, elle reçoit et conseille des jeunes de 16 à 25 ans, mais elle reconnaît que si le monde de l’entreprise change, celui des jeunes, et leur fonctionnement aussi. Pour mieux saisir ces changements, son équipe à cherché à percevoir ce qui coince. D’abord sur le mode de communication avec les référents. « Nous on n’aime pas parler au téléphone. Les messages, ça passe beaucoup mieux, par Facebook, WhatsApp, Instagram, peu importe. Les messages on les lit » résume Manon, 20 ans, en reconversion vers les métiers de l’enfance.

Être suivis de près

Sur la fréquence de ces liens, les réponses sont unanimes : il en faut davantage. « On a besoin de vos relances, de sentir qu’on est suivis et que quelqu’un s’intéresse à ce qu’on fait. Vous êtes le soutien qui nous manque à la maison » explique Gaëlle, 20 ans.  À ses cotés, Jérémy, 25 ans reconnaît que si les échanges sont trop espacés, la démotivation guette, « on tourne en rond, on s’ennuie et on finit par s’embrouiller avec sa famille. Après un entretien, on se sent utile, intéressant ». La place des salons, des portes-ouvertes et des forums a également été abordée : des événements qui attirent peu car ceux qui s’y rendent ont l’impression que « c’est toujours les mêmes entreprises ». Mais les jeunes ont proposé des solutions comme partir ensemble depuis l’antenne locale pour ne pas se retrouver seul sur place, partager ses impressions, oser aller vers les stands, et ensuite débriefer grâce à un moment convivial.

Être au courant des dispositifs

L’envie de mieux connaître les aides a fait l’unanimité : un atelier qui présenterait les dispositifs de la Région pour le sport, la culture ou les vacances est largement plébiscité. « C’est vrai qu’on ne pense pas à vous parler de nos loisirs, on se dit que ce n’est pas le lieu pour le faire. On vient pour l’emploi et la formation » reconnaît Corentin, 22 ans à qui les référents ont rappelé le rôle complet de la mission locale. Sur d’éventuels projets communs, l’étranger ou Paris attirent…Mais moins une sortie dans un musée proche.

Coté formation, deux jeunes ont évoqué avoir signé pour des formations payantes, trouvées sur Internet et dans un salon. Bilan : une formation non-reconnue, et une autre dont le financement aurait pu être pris en charge par les fonds régionaux si elle avait été contractée via la mission locale. « On a besoin d’être accompagnés, ça va plus vite, et c’est plus facile pour faire le dossier » résume Faustine qui a fini une formation avec l’Afpa, grâce à la mission.

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