Erasmus days: Les MFR Grand Est au service de la mobilité européenne

Monitrice en Maison familiale rurale, Anne Philipp a organisé cette année une mobilité professionnelle pour elle et ses collègues. Une expérience enrichissante, qu’elle partagera aujourd’hui lors d’une table ronde des MFR du Grand Est alors que débutent les Erasmus days qui célèbrent la mobilité européenne.

Par - Le 10 octobre 2019.

Aujourd’hui 10 octobre, lancement des Erasmus days, trois jours d’évènements pour faire connaître la mobilité européenne. Une table ronde à Commercy réunira les référents mobilité Erasmus + des 17 Maisons familiales rurales (MFR) du Grand Est. Ces formateurs qui organisent les voyages d’études pour les élèves, témoigneront de leur expérience devant des formateurs débutants, avec un focus sur ce que cela apporte à leur pratique professionnelle.

Anne Philipp, monitrice à la MFR Saint-Dié des Vosges – La Porte d’Alsace, fait partie de ceux qui partageront leur aventure. Depuis sept ans, elle est la référente mobilité européenne de son établissement. Elle organise les séjours dans le cadre d’Erasmus +, pour les élèves du Certificat d’aptitude professionnelle agricole (CAPA) « Services aux personnes, vente en espace rural » et du bac professionnel « Services aux personnes ». Au mois de mai cette année, elle a organisé une mobilité, non pas pour les jeunes, mais pour l’ensemble de l’équipe pédagogique de la MFR.

Surmonter la barrière de la langue

Elle a ainsi embarqué ses huit collègues, direction la petite ville de Gastouni en Grèce, durant une semaine.  « J’ai choisi de faire participer mes collègues pour leur faire vivre la situation que vivent nos jeunes quand ils partent. Ils entendent parler toute l’année d’Erasmus et de mobilité européenne, mais ils ne vivent pas cette mobilité ». Les moniteurs ont été reçus dans un organisme de formation qui accueille régulièrement des jeunes en mobilité européenne. Durant cinq journées bien remplies, ils ont visité des établissements scolaires, des lieux de stages, les logements où sont reçus les élèves. « Cela a mis toute l’équipe dans les mêmes conditions que nos élèves lorsqu’ils partent, notamment la confrontation à la barrière de la langue », pointe Anne Philipp.

De nouveaux relais

Anne Philipp s’était fixé un deuxième objectif pour ce voyage. « J’en ai profité pour développer un nouveau réseau pour pouvoir envoyer les élèves en mobilité en Grèce. Dans chaque pays, il est de notre responsabilité qu’ils soient bien accueillis, bien logés, pour cela il est important de connaître les structures d’accueil. Et tout ne peut pas se régler au téléphone ! » Elle a déjà développé des réseaux à Arlon en Belgique (ville jumelée avec Saint-Dié des Vosges) et Milan en Italie, où partent les élèves depuis plusieurs années. Elle tire un bilan très positif de la mobilité qu’elle a organisée en mai dernier. « L’équipe réalise désormais la charge de travail que représente l’organisation de ces mobilités européennes : administrative, car il faut justifier de l’utilisation de la bourse de l’agence européenne, et en termes d’organisation ». Autre effet bénéfique, la monitrice peut désormais s’appuyer sur un réseau de prescripteurs. « Maintenant qu’ils ont vécu une mobilité Erasmus, mes collègues en discutent avec les élèves, peuvent leur expliquer en détail de quoi il s’agit. Ils sont ainsi devenus un relais pour moi au sein de l’établissement, je ne suis plus seule dans la MFR a porter le projet », détaille Anne Philipp. Les élèves profiteront aussi de cette expérience puisque huit d’entre eux vont partir en Grèce pendant cette année scolaire.

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