Enregistrement d’une certification : « tout indicateur est interprété dans son contexte » (Mikaël Charbit, France compétences)

Comment justifier de la valeur d’usage d’une certification auprès de France compétences ? Comment en formaliser le règlement et la démarche qualité ? Telles étaient les questions abordées à l’occasion d’un webinaire organisé par Centre Inffo le 5 novembre.

Par - Le 10 novembre 2020.

Troisième et dernier volet d’un cycle consacré à la certification professionnelle organisé par Centre Inffo, le webinaire « Finaliser le projet de certification : la démonstration du projet et la structuration de son organisation » abordait les derniers éléments de la procédure d’enregistrement d’un projet de certification professionnelle auprès de France compétences.

Insertion des titulaires de la certification

Au côté de la preuve de l’opportunité d’une certification professionnelle, les organismes porteurs de projet doivent également pouvoir en démontrer la « valeur d’usage ». Dans le cas de l’enregistrement d’une certification au répertoire national des certifications professionnelles (RNCP), cette valeur est étayée par le suivi de l’insertion d’au moins deux promotions annuelles. « Le suivi des titulaires va permettre d’être un ‘’juge de paix’’ de l’efficacité et de l’adéquation du contenu de la certification avec le marché du travail », décrit Mikaël Charbit, directeur de la certification professionnelle de France compétences. Une mesure de l’insertion globale des titulaires doit avoir été réalisée, renseignant leur taux d’emploi à l’issue de l’obtention de la certification. « Mais cette mesure de l’insertion doit  prendre en compte également les évolutions de carrière ou de poste, au regard de l’emploi et du niveau d’autonomie visés par la certification. De plus cet indicateur, comme tout indicateur, sera interprété dans son contexte : par exemple, si le métier est un métier en tension ou non  », précise-t-il.

Dimension de « process »

Autre obligation pour les organismes porteurs de projet : formaliser le règlement de la certification. « C’est un nouveau critère. Avec lui, le pouvoir réglementaire a voulu que soit intégrée une dimension de process. Et attention, ce critère sera regardé au moment du renouvellement de la certification », prévient Mikaël Charbit. Une certaine liberté est laissée sur le choix des procédures mises en place pour la gestion de sa certification. A titre d’exemple, il pourra s’agir de sensibiliser les membres des jurys aux attendus de la certification. Quelles qu’elles soient, ces procédures devront être formalisées et suivies. « La démarche qualité se traduit de ces documents de process. Il faut que les descriptions des procédures soit contrôlées », explique-t-il. Objectif : s’assurer ensuite de la bonne mise en œuvre de la certification. Car, rappelle le directeur de la certification professionnelle de France compétences, « l’enregistrement d’une certification, ce n’est pas la fin mais le début de sa vie ».

Revoir le webinaire « Finaliser le projet de certification : la démonstration du projet et la structuration de son organisation ».

 

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