Transformer le présentiel en formation ouverte à distance durant le confinement (Webinaire Garf )

Cette transformation nécessite de travailler sur la contractualisation de la formation ouverte à distance, sa prescription, ses jalons, et son certificat de réalisation, pour en respecter la conformité. C’est ce qui ressort d’un webinaire du Groupement des acteurs et responsables formation (Garf), avec le cabinet Fidal et le Cafoc (pôle régional d’expertise et de compétences de l’Education nationale) de Versailles, le 15 avril.

Par - Le 17 avril 2020.

On peut transformer une formation présentielle en FOAD pour former durant le confinement, mais on doit respecter les éléments de conformité de la FOAD, fixés par la loi du 5 mars 2014 relative à la formation professionnelle, ainsi que par la circulaire DGEFP (Délégation générale à l’emploi et à la formation professionnelle) du 20 juillet 2001.

Selon ces textes, même à distance, il est indispensable qu’un formateur intervienne dans le processus pédagogique, et qu’il y ait une interactivité avec les participants : la simple mise à disposition de ressources ne peut donc constituer une action de formation.

Revoir le contrat qui lie les acteurs

Dans cette logique, Sarah de la Morandière, ingénieure pédagogique du Cafoc de Versailles, et membre du FFFOD (Forum des acteurs de la formation digitale), conseille, aux prestataires comme aux responsables formation, de revoir la contractualisation de cette nouvelle formation. Tous les changements doivent être définis et précisés dans un avenant collectif ou individuel. Si la FOAD n’est pas prévue au début, l’avenant doit indiquer : l’assistance pédagogique et technique – « une simple hot line risque de ne pas suffisante », précise-t-elle – ; les informations données au bénéficiaire sur les choses à faire à distance avec leur durée moyenne ; ainsi que les estimations qui jalonneront et concluront cette FOAD. Cette nouvelle contractualisation précisera le nouveau planning formalisé, et engagera les responsabilités du prestataire, du financeur et du stagiaire sur les temps de la formation.

La prescription, c’est-à-dire les actions pédagogiques à distance à réaliser par l’apprenant, doivent également être prescrites et définies par les formateurs. Ce qui implique une répartition des tâches entre les membres de l’équipe pédagogique : qui assure l’accompagnement, qui précise la nature des activités et les jalons… « Il faut assurer une cohérence entre le processus pédagogique souhaité, le matériel de l’apprenant et sa capacité à travailler seul », met en évidence Sarah de la Morandière.

Les étapes planifiées de validation des acquis, ce qu’elle nomme les jalons, doivent être annoncées par le formateur, qui peut utiliser toute activité permettant de vérifier ces acquis : contrôle, photo, QCM, classe virtuelle…

Vérification de l’assiduité

Enfin, le certificat de réalisation (pour les Opco) ou l’attestation d’assiduité (pour les autres financeurs) doit faire l’objet d’une collecte d’information de l’équipe pédagogique (contrat d’origine, fiches, résultats aux jalons…) pour vérifier l’assiduité de l’apprenant, et déclencher le paiement.

« La FOAD durant le confinement ce n’est pas si simple, a conclu Cyril Parlant, directeur du pôle droit de la formation de Fidal Paris, même si certains se le répètent comme un mantra pour s’en convaincre : ces conseils soulignent surtout l’importance d’une très grande rigueur de démarche. »

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