« Nous souhaitons accompagner les exécutifs régionaux et les politiques nationales » (Ludovic Bertrand, réseau des Carif-Oref) 

Né dans les années 80 et constitué en association depuis 2011, le réseau des Carif-Oref (RCO) voit ses missions précisées dans le cadre d’un décret à paraître fin mars-début avril. Pour Ludovic Bertrand, son tout nouveau directeur, les interventions du réseau pourraient à l’avenir s’orienter encore davantage vers la réponse à des commandes des Régions et de l’Etat. Tout en conservant une dimension territoriale importante.

Par - Le 19 mars 2021.

Le Quotidien de la formation – Vous venez de prendre vos fonctions de directeur de RCO dans un moment particulier : votre réseau ne s’apprête-t-il pas à changer d’envergure ?

Ludovic Bertrand – En effet. RCO compte deux collaborateurs pour le moment, mais nous sommes en train de structurer le réseau pour atteindre à terme autour de sept collaborateurs. A cette date [le 11 mars], nous attendons cependant encore la signature du décret : cela impactera le nombre de postes. Nous ne savons pas non plus si les équipes seront sur les territoires ou regroupées en région parisienne. Je suis moi-même actuellement localisé à Orléans.
Mais aujourd’hui, les grandes orientations sont prises. Notre volonté est vraiment de positionner les Carif-Oref [1] et RCO sur un travail d’accompagnement des exécutifs régionaux et des politiques nationales de l’emploi, de la formation et de l’orientation.

QDF – Les missions de RCO sont-elles amenées à évoluer ?

L. B. – Notre réseau est globalement organisé autour de trois grands axes. D’abord, la collecte de l’offre de formation et la sécurisation des chaînes de production. Cette mission a encore été renforcée depuis qu’elle a été étendue au périmètre de l’apprentissage. Un deuxième axe est organisé autour de la coordination des actions des Carif-Oref, avec par exemple, la mise en place d’un programme de professionnalisation ou l’animation de réseau. L’outillage et l’accompagnement des Carif-Oref constituent un autre axe, autour de la collecte de données d’observation, la publication de données annuelles…

On peut aujourd’hui citer un quatrième axe : la réponse aux nouvelles commandes des Régions et de l’Etat. Nous sommes actuellement en train de travailler à une convention tripartite avec Régions de France et l’Etat pour organiser cela.

QDF – Avec ce nouveau décret, votre réseau va-t-il également être amené à travailler à une homogénéisation de l’offre des différents Carif-Oref ?

L. B. – Il faut garder à l’esprit que RCO est né de l’initiative des Carif-Oref et que jusqu’à présent nous n’avions pas de texte sur lequel nous appuyer. Mais RCO n’est pas une organisation descendante, il n’y a pas l’idée d’homogénéiser. RCO est en train de se structurer autour de la dimension nationale et inter-régionale, mais en gardant cette spécificité d’être un outil au service des territoires. La double dimension est vraiment essentielle.

Les Carif-Oref restent avec une gouvernance et une organisation qui leur est propre. Nous sommes dans le cadre d’une vraie confédération, où chacun répond à une problématique sur l’échelle sur laquelle il est amené à travailler. RCO est dans un travail de coordination et d’agrégation. Nous sommes là pour consolider ce qui doit l’être et pour amener un socle commun dans une logique de dimension nationale. Mais l’idée n’est pas d’uniformiser et de retirer les spécificités locales.

Retrouvez l’intégralité de cet entretien dans le numéro d’Inffo formation daté du 1er au 14 avril.


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