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Les propositions du Medef pour la réforme de la formation et de l’apprentissage prêtes à la rentrée

Pour Pierre Gattaz, président du Medef, la feuille de route proposée par Édouard Philippe, le Premier ministre est satisfaisante. La réforme de la formation professionnelle et de l’apprentissage qui doit suivre, à l’automne, celle du droit du travail, permettra aux entreprises et aux salariés d’affronter avec plus «~d’agilité~» un monde en mutation.

Rédigé par . Publié le 14 juin 2017. Mis à jour le 11 mars 2019.

Lors de son point presse mensuel du 13 juin, Pierre Gattaz a déclaré souhaiter que le syndicat patronal soit force de proposition et « aiguillon des réformes  ». Il approuve le calendrier gouvernemental qui démarre cet été par une refonte du code du travail suivie, à l’automne, par celle de la formation professionnelle et de l’apprentissage. « Ces deux sujets sont faits pour être abordés ensemble, car ils sont interconnectés », a-t-il affirmé.

Poursuite de la réforme du paritarisme

Le projet de réforme de la formation professionnelle impliquera une évolution de la gestion paritaire des organismes de financement de la formation. Sur ce point, Pierre Gattaz se dit prêt à « poursuivre la réforme du paritarisme dans un esprit de plus grande transparence ». Il propose que les ressources des syndicats patronaux comme des syndicats de salariés ne proviennent plus que de « ceux qu’ils représentent ». « Cela leur permettrait de trouver une nouvelle légitimité. Cet objectif doit être affirmé et réalisé dans les 5 ans », a-t-il précisé.

Impliquer les entreprises dans les parcours de formation

Si le Medef se félicite du travail accompli par les partenaires sociaux lors de la réforme de la formation professionnelle de 2014, il considère que la nouvelle réforme doit « aller plus loin ». La commission formation du Medef prépare des propositions qui seront soumises au gouvernement à la rentrée mais ne souhaite pas encore les dévoiler. Seules quelques grandes lignes ont été évoquées par le président : renforcer l’apprentissage, impliquer davantage les entreprises dans les parcours de formation — et ce, des centres de formation d’apprentis jusqu’aux établissements d’enseignement supérieur —, permettre aux salariés de rebondir plus vite en cas de licenciement grâce à la formation. « Nous voulons former les femmes et les hommes pour l’entreprise mais aussi pour eux-mêmes », insiste Pierre Gattaz.

Transformer en formation les points pénibilité déjà acquis

Le Medef propose également de se concentrer sur certains bassins d’emplois particulièrement touchés par le chômage dans le Nord, dans l’Est ou dans certains départements ruraux comme la Creuse. Il s’agira de recréer des dynamiques d’emploi sur les territoires en y assurant une parfaite couverture numérique et en y créant des « zones cibles » capables d’attirer les entreprises grâce à des allègements fiscaux. Des propositions qui seront soumises au gouvernement en septembre.

Le Medef souhaite enfin une refonte totale du dispositif de prévention de la pénibilité. Il plaide pour une meilleure prévention en amont et pour davantage de visites médicales des salariés exerçant des métiers à risque en aval. Il propose aussi de transformer en formation les points que 800 000 salariés disposant de comptes personnels de prévention de la pénibilité ont déjà acquis. « Il faut arrêter le compteur », demande Pierre Gattaz.

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