La mobilité européenne s’adapte au contexte de crise sanitaire

Une flexibilité maximale pour s’adapter à une réalité compliquée et mouvante : tel est le crédo du programme Erasmus +, en cette rentrée 2020 marquée par les fortes incertitudes liées à la crise sanitaire.

Par - Le 14 septembre 2020.

Pour maintenir autant que possible les opportunités d’étudier et se former à l’étranger, les règles du programme Erasmus + ont été assouplies, et des modalités « hybrides » de mobilités se développent.

Les porteurs de projets et les bénéficiaires sont ainsi appelés à faire du « cas par cas » pour chaque mobilité, en fonction de la destination visée.

Revue détaillée des options possibles, des tendances et des solutions émergentes.

Des règles assouplies

La période de confinement et l’expérience accumulée ces derniers mois, ont conduit les institutions en charge du programme Erasmus + à adapter les règles de fonctionnement de celui-ci.

La Commission européenne a activé une clause de force majeure (voir notre article) pour permettre la prise en charge de frais exceptionnels.

Les coûts liés à un ensemble de situations contraintes peuvent ainsi être couverts : frais de rapatriement [ 1 ]Dans le cas où l’assurance rapatriement ne fonctionne pas ou n’est pas suffisante, loyer à continuer d’honorer en cas d’impossibilité de revenir en France, maintien du bénéfice de la bourse en cas de retour anticipé, etc. Lorsqu’une quarantaine est imposée à l’entrée d’un pays, les frais d’hébergement liés peuvent être pris en charge, et la période d’éligibilité de la bourse débuter dès l’arrivée.

Autre assouplissement : le rallongement de la durée des projets, qui permet le report à une date ultérieure des mobilités prévues.

Maintenir, adapter, différer ou annuler

Si certains projets de mobilité pourront être maintenus tels que prévus, dans de nombreuses situations il sera nécessaire d’adapter les activités programmées ou de différer le départ à l’étranger. Dans d’autres cas, l’annulation s’imposera ou sera préférée.

La situation sanitaire dans le pays de destination, de même que les contraintes qui s’y appliquent concernant l’entrée des voyageurs en provenance de France, sont des facteurs déterminants. Certains établissements d’enseignement limitent les pays de destination à ceux n’imposant pas de quarantaine aux arrivants de France. D’autres passent outre ce critère, dans le cas de mobilités longues – puisqu’un court séjour amputé de deux semaines n’aurait plus guère d’intérêt…

En termes de destination, une tendance émerge : la mobilité se recentre sur les pays européens, préférés aux destinations plus lointaines comme l’Asie, l’Amérique du Nord ou l’Amérique du Sud.

Le portail Ariane et le site du Ministère des Affaires Étrangères constituent les outils de référence, pour s’informer en temps réel de l’évolution de l’épidémie dans chaque pays.

Construire des solutions sur mesure

Les modalités d’apprentissage et de formation dans le cadre d’une mobilité se sont diversifiées, à la faveur du contexte créé par la période de confinement. « L’hybridation » des parcours de mobilité s’est installée comme une tendance forte en 2020 : en conjuguant des activités à distance et en ligne, avec celles classiquement basées sur la présence et la rencontre physique. De multiples solutions sur mesure ont ainsi été développées, qui permettent de limiter l’impact sur le parcours d’apprentissage des restrictions de déplacement.

En attendant de pouvoir se rendre dans l’établissement à l’étranger, le suivi de cours en ligne proposés par celui-ci peut servir de solution pour démarrer l’année scolaire. En cas de période de quarantaine ou de confinement, se former à distance rendra celle-ci plus profitable.

Certaines missions locales, qui organisent des stages à l’étranger, ont fait le choix de ne travailler qu’avec des entreprises partenaires capables de maintenir une activité en cas d’isolement ou reconfinement : par exemple télétravail, ou dans le cas d’un restaurant maintien d’activités de vente à emporter, …

Pour réévaluer et ajuster un projet de mobilité, les organismes porteurs de projets, et dans l’enseignement supérieur les services relations internationales des établissements, sont les interlocuteurs de référence des jeunes et de leurs familles.

Malgré un contexte inédit, a priori peu favorable à la mobilité, les demandes individuelles enregistrées et l’appétence pour des horizons élargies ne semblent pas se tarir, constate l’agence Erasmus + Éducation Formation France. Des stages à l’étranger pourraient même constituer l’une des solutions pour compléter la formation initiale des jeunes entrant sur le marché du travail.

# ERASMUS DAYS LES 15, 16 ET 17 OCTOBRE
Pour les #ErasmusDays les 15, 16 et 17 octobre, les établissements porteurs de projets Erasmus + organisent des centaines d’événements partout en France (et en Europe). C’est l’occasion pour les jeunes et leurs familles de s’informer sur les opportunités du programme Erasmus + et de témoigner de leur expérience internationale sur les réseaux sociaux. Le programme est à retrouver sur le site https://www.erasmusdays.eu/

Notes   [ + ]

1. Dans le cas où l’assurance rapatriement ne fonctionne pas ou n’est pas suffisante
Logo Euroguidance Cette page bénéficie d’un financement de la Commission européenne dans le cadre du réseau Euroguidance

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