Goulven Droumaguet, directeur de la certification professionnelle de France compétences.
Création d'une certification : retour sur les fondamentaux
France compétences a débuté un cycle de webinaires consacré à la création et à l'enregistrement d'une certification professionnelle aux répertoires nationaux. Le premier épisode 2026, qui avait lieu le 26 mars, a balayé les grands principes à maîtriser et les principales erreurs à éviter.
Par Raphaëlle Pienne - Le 01 avril 2026.
Il fut beaucoup question de « chemin » et de « boussole » dans ce webinaire consacré aux « essentiels de la certification professionnelle ». Le rendez-vous, assuré par le directeur de la certification professionnelle de France compétences Goulven Droumaguet, se voulait en effet une présentation générale des fondamentaux à maîtriser pour ne pas se perdre dans la procédure. Il a aussi été l'occasion de rappeler certaines nouveautés réglementaires apparues en 2025.
Des étapes à respecter
Alors que plusieurs instructeurs de France compétences étaient mobilisés pour répondre aux questions posées dans le forum du webinaire, Goulven Droumaguet a détaillé les étapes à respecter pour l'élaboration d'une certification. « Créer une certification ne se fait pas sur un coin de table », a d'abord rappelé celui-ci. Le futur certificateur doit en effet, avant même d'entamer toute démarche, s'interroger sur l'opportunité de se lancer en tenant compte d'enjeux tout aussi bien stratégiques, que réglementaires, organisationnels ou encore financiers.
Si, et seulement si, ces prérequis sont réunis, « alors je pourrai rentrer dans l'étape la plus importante et la plus intéressante : la pré-étude » a poursuivi le directeur de la certification professionnelle. Une fois le dossier constitué, la dernière étape sera celle de la procédure d'enregistrement. On notera ici que le certificateur peut désormais solliciter un échange post-décision avec l'instructeur de France compétences, de 30 minutes environ, qu'elle qu'ait été l'issue de la procédure. « Ce n'est pas un échange contradictoire, il a une valeur informative et il est unique », précise Goulven Droumaguet.
Points de vigilance
La seconde partie de la présentation a porté sur différents « focus » : certains points de vigilance lors de la procédure, qui doivent être présentés plus en détail lors de prochains webinaires. Goulven Droumaguet y a notamment abordé les nouveaux cas de refus avant examen du dossier dans les situations de fausse déclaration, de plagiat ou d'informations trompeuses. « Veillez vraiment à la cohérence, la sincérité et la transparence de votre dossier en termes de déclaration, de travaux sur les référentiels et de communication au public », conseille-t-il.
Lors de la constitution du dossier, le directeur appelle aussi à ne pas négliger le référentiel d'activités en se concentrant trop sur le seul référentiel de compétences. « Sinon on a quelque chose de très lourd qui repose sur quelque chose de très léger », explique-t-il. Attention également aux niveaux de qualification, qui ne sont pas adossés aux niveaux éducatifs. « Les descripteurs ne sont pas des descripteurs de durée de formation. Un niveau 5 n'est pas un bac+2, un niveau 7 n'est pas un bac+5 », illustre Goulven Droumaguet. « En mars 2026, on voit encore trop souvent des dossiers qui sont déposés 1) pour faire enregistrer des formations 2) pour les faire enregistrer à un certain niveau. […] Ce n'est pas la logique de la certification professionnelle, et parfois c'est ce qui explique les décisions de refus », avertit celui-ci.
- Revoir le webinaire Fondamentaux de la certification professionnelle, 26 mars 2026 :
https://vimeo.com/1178466672?fl=ip&fe=ec - Revoir le webinaire Certification professionnelle : quels impacts à la suite du Décret 2025-500 du 6 juin 2025 ?, 25 septembre 2025 :
https://vimeo.com/1124239942/77ffc7fcb0?fl=pl&fe=sh


