Le Gouvernement lance une feuille de route nationale pour l'attractivité et l'emploi dans l'industrie
Le Gouvernement a présenté le 20 avril une feuille de route nationale destinée à répondre aux besoins croissants du nucléaire, de la défense, de l'aéronautique et du spatial. Au menu : orientation, formation et accompagnement RH.
Par Nicolas Deguerry - Le 05 mai 2026.
Comme un air de déjà-vu. D'un côté, des besoins de recrutement qui augmentent, des départs à la retraite qui frisent le million d'ici 2030, des enjeux de souveraineté qui s'ajoutent aux enjeux de transition et, de l'autre, « de nombreux emplois qui restent non pourvus. »
D'où la feuille de route nationale du Gouvernement présenté le 20 avril sur le site d'Airbus Atlantic à Saint-Nazaire (44) pour, « l'attractivité et l'emploi dans l'industrie. » Issue d'une co-construction qui a mobilisé quatre ministères[ 1 ]Ministères du Travail et des Solidarités, de l'Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique, de l'Éducation nationale, et de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Espace., le Conseil national de l'industrie, France Travail et le Réseau pour l'emploi (RPE), le plan d'action sur 3 ans avec révision annuelle des cibles et des objectifs vise 600 000 recrutements durables[ 2 ]Hors intérim, sur un CDI ou CDD de plus de 6 mois. dans l'industrie dès 2026. Trois volets structurent l'ambition.
Orientation
Côté attractivité, c'est une fois de plus le présupposé d'un déficit de communication qui est visé avec un bouquet d'actions à déployer d'ici juin 2026 en direction des jeunes et des adultes : développement de la mixité, sourcing de publics éloignés de l'emploi, mobilisation du public lycéen et doublement du nombre de stages, multiplication des immersions et lancement de campagnes de communication.
Formation
Le deuxième volet du plan s'intéresse à la formation aux métiers industriels « via une meilleure anticipation des besoins et l'adaptation des formations initiales et continues. » Seront notamment mobilisées les préparations opérationnelles à l'emploi et le nouveau dispositif « période de reconversion » pour faciliter les transitions vers l'industrie.
Accompagner les recrutements
Le dernier volet s'attachera aux recrutements et à la fidélisation des ressources humaines. Outre un suivi accru des offres d'emploi par le service public de l'emploi et une intensification des actions de prospection auprès des entreprises, la feuille de route prévoit l'embauche de « 7 000 candidats via la méthode de recrutement par simulation, complétée par 450 ateliers de détection des potentiels. » Sont également prévus un accompagnement RH spécifique des TPE, PME et ETI, ainsi que des actions de levée des freins à l'emploi (logement, transport, garde d'enfants).
À noter enfin que le déploiement de la feuille de route prévoit également la mobilisation des acteurs privés de l'insertion et de l'emploi (Geiq[ 3 ]Groupement d'employeurs pour l'insertion et la qualification., Écoles de production, La French Fab, …).
Gouvernance
La gouvernance de la feuille de route prévoit un suivi national du plan par un comité de pilotage trimestriel, avec un déploiement territorial assuré au sein des comités territoriaux de l'emploi avec les collectivités territoriales et le réseau des Territoires d'industrie. Le déploiement opérationnel dans chaque bassin d'emploi industriel est assuré grâce aux « task-force entreprises » et aux territoires d'industrie.
QUELQUES ACTIONS CLÉS 2026
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Notes
| 1. | ↑ | Ministères du Travail et des Solidarités, de l'Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique, de l'Éducation nationale, et de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Espace. |
| 2. | ↑ | Hors intérim, sur un CDI ou CDD de plus de 6 mois. |
| 3. | ↑ | Groupement d'employeurs pour l'insertion et la qualification. |


