France Relance : le soutien à l’export passe aussi par la formation

Les entreprises qui veulent développer leur activité à l’international peuvent désormais bénéficier d’une prise en charge pour les formations portant sur la thématique export. Financé dans le cadre de France Relance, le « chèque relance export » (CRE) est ouvert jusqu’en juin 2022.

Par - Le 03 novembre 2021.

Pour soutenir l’activité des entreprises à l’international en cette période de reprise économique, le gouvernement a annoncé début septembre la prolongation et l’adaptation de plusieurs dispositifs déployés dans le cadre de France Relance, dont le « chèque relance export ». Conçu pour aider les TPE, PME et entreprise de taille intermédiaire (ETI) à se développer à l’international, ce dispositif permettait jusqu’à présent de financer des prestations d’accompagnement : audit, structuration de la stratégie export, étude de marché, prospection, communication… S’y ajoutent, depuis début octobre, des formations courtes portant sur des thématiques export.

Prise en charge à hauteur de 50 %

En pratique, les TPE, PME et ETI pourront grâce à ce chèque bénéficier d’une prise en charge à hauteur de 50 % des dépenses de formations, que celles-ci soient destinées aux dirigeants ou aux salariés. Le montant de l’aide varie entre 250 et 1 500 euros à raison d’un seul chèque formation par entreprise mais avec la possibilité d’inclure plusieurs personnes ou plusieurs actions de formation. Sont éligibles à ce dispositif, les formations courtes (un à quatre jours) dispensées en présentiel ou à distance entre le 1er octobre 2021 et le 15 octobre 2022 par des organismes répondant aux exigences qualité en vigueur (certification Qualiopi à partir de janvier 2022).

Dépôt des demandes avant le 30 juin 2022

Les actions portant sur les aspects juridiques, commerciaux, douaniers, culturels, etc. du développement d’activités à l’étranger sont éligibles au dispositif, à l’exception des cours de langues, des formations diplômantes et des actions pouvant être financées par d’autres biais. Les demandes de prise en charge doivent être déposées avant le 30 juin 2022 auprès de Business France, l’agence qui gère le « chèque relance export ».

Maîtriser les fondamentaux de l’export

« Les entreprises n’ont pas toujours le réflexe d’investir en amont dans la formation sur la stratégie et les techniques de l’international. Or il est essentiel, surtout à un moment où la crise rebat les cartes du commerce mondial, de bien comprendre les fondamentaux de l’export et les évolutions à l’œuvre actuellement », souligne Lorenzo Cornuault, directeur adjoint du réseau France de Business France.

Sur le terrain, la pandémie a freiné ou stoppé une partie des échanges commerciaux, mais elle a aussi permis à des entreprises et notamment des petites structures de tirer leur épingle du jeu à l’international. Avec la reprise de l’économie et les aides mises en place par le gouvernement, le nombre d’entreprises françaises qui exportent (132 000) a atteint un niveau inédit en 20 ans, « une hausse portée notamment par les entreprises de moins de 20 salariés », selon le dernier conseil stratégique de l’export.

Sécuriser la prise de risque

Les petites structures, notamment, moins aguerries et outillées que les grands groupes, ont donc tout intérêt à miser sur la formation qui sécurisera leur prise de risque, selon Business France. « Pour réussir à l’international, il ne suffit pas d’avoir un bon produit ou un bon commercial, des entreprises échouent parce qu’elles ne sont pas préparées et ne savent pas comment réagir en cas de difficultés sur le terrain », observe Lorenzo Cornuault.

Depuis octobre 2020, près de 7 000 chèques relance export ont été attribués (tous types de prestations confondues) sur un potentiel de 15 000 budgétés, soit une enveloppe totale de plus de 30 millions d’euros.


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