Bilan de l'apprentissage à Marseille, avec Elisabeth Borne, le 4 février 2022.

Elisabeth Borne veut communiquer davantage sur les taux d’insertion des formations en apprentissage

En déplacement à Marseille, Elisabeth Borne, la ministre du Travail, a dressé un bilan de l’apprentissage pendant le quinquennat, vendredi 4 février. Dans le département des Bouches-du-Rhône, la hausse du nombre de contrats d’apprentissage est supérieure à la moyenne nationale.

Par - Le 08 février 2022.

En 2021, 720 000 jeunes ont signé un contrat d’apprentissage en France. Un record. Dans les Bouches-du-Rhône, 25 000 contrats d’apprentissage ont été signés en 2021, contre 8000 en 2017. Au sein du CFA des Compagnons du devoir de Marseille, où s’est rendue la ministre vendredi 4 février, 30% des apprentis sont en réorientation ou reconversion.

Parcours de reconversion

Face à la ministre, certains apprentis entre 25 et 40 ans, dont une femme, racontent leur parcours de reconversion. Master en marketing et communication, informatique, tourisme, sciences politiques, commerce international, ils sont venus d’horizons divers avant de mettre les mains dans la sciure pour réaliser une formation en CAP menuiserie de 1 an allégé de ses enseignements généraux. « Beaucoup de jeunes se sont réorientés, donc il faut qu’on soit meilleurs en orientation. Le prochain chantier, est de faire en sorte qu’ils aient beaucoup d’occasions d’aller en entreprise pour découvrir les métiers de l’artisanat avant la faculté », explique Elisabeth Borne. « Nous allons aussi communiquer davantage sur les taux d’insertion des formations en apprentissage dans l’emploi, mais aussi sur la possibilité d’être son propre patron et sur les niveaux de salaires de ces métiers, car ce sont des sujets qui intéressent les jeunes », détaille-t-elle.

Freins à la mobilité européenne

Autre sujet d’intérêt pour la ministre en déplacement, la mobilité européenne des Compagnons du devoir. Des freins existent néanmoins : la suspension du contrat de travail pendant l’année de mobilité, l’absence de validation de la formation à l’étranger, car l’échange n’est pas cependant équivalent à un Erasmus universitaire. Une contrainte qui oblige les itinérants à repousser d’un an la validation de leur brevet professionnel en Tour de France. « On en est au début de la mobilité en apprentissage. On essaye de l’encourager depuis la loi de 2018 : chaque CFA a un référent mobilité, mais le dispositif se met en place avec plus ou moins d’énergie et de moyens. On regarde aujourd’hui quels financements particuliers on pourrait donner pour avoir des personnes dédiées à la mobilité. On va essayer de lever les freins sur le sujet », détaille Elisabeth Borne.

Centre Inffo vous conseille également