Après la finale nationale à Lyon en janvier 2022 (photo), les compétiteurs de la catégorie robotique mobile se sont retrouvés à Bordeaux du 19 au 22 octobre 2022 pour l’édition spéciale de la Worldskills Competition 2022. © Alain Potignon

Robotique mobile : un secteur qui offre de nombreux débouchés (Worldskills 2022)

La robotique mobile était un des six métiers en compétition lors de l’édition spéciale des Worldskills 2022 qui s’est tenue au parc des expositions à Bordeaux du 19 au 22 octobre 2022. Deux anciens compétiteurs présentent les nombreux domaines d’applications de ce métier d’avenir.

Par - Le 27 octobre 2022.

Près du hall 22 du parc des expositions de Bordeaux, les compétiteurs qui concourent dans la catégorie robotique mobile sont concentrés sur leur tâche. Sur une piste de deux mètres sur quatre, qui représente un hôpital, un robot doit exécuter une série d’ordre en déplaçant des cubes. Comme dans un hôpital classique, les médicaments doivent être apportés aux patients et les objets contaminés jetés dans une poubelle prévue à cet effet. Les candidats sont évalués sur le montage d’un robot, leur rapidité, l’exécution des tâches assignées au robot, l’entente et la communication au sein de leur binôme et la capacité à communiquer en externe.

Une multitude d’applications

La robotique mobile consiste à créer des machines capables d’analyser leur environnement et d’agir de manière autonome pour remplacer certaines actions humaines. Elle permet de réaliser des tâches plus rapidement, à moindres coûts. Dans certains cas, il s’agit de tâches qui peuvent être pénibles ou dangereuses pour les êtres humains. Logistique, aéronautique, défense, agriculture ou même santé : les domaines d’applications sont nombreux et s’adaptent à l’évolution des besoins de la société. Exemple avec le témoignage de Mélanie Lelaure, ancienne compétitrice aux Worldskills qui illustre comment la robotique peut être une réponse à une problématique de la société, en l’occurrence le vieillissement de la population : « j’ai travaillé dans un laboratoire de recherche sur le développement d’un prototype. Je devais concevoir un robot destiné à l’assistance à la personne pour prévenir la chute des personnes âgées. »

Appétence pour les sciences

Florent Chrétien, intégrateur système chez Bosch en Allemagne explique que savoir travailler en équipe est un aspect essentiel. Et que s’il faut « être persévérant, curieux et pertinent car beaucoup de paramètres entrent en jeu » exercer dans la robotique mobile nécessite également une appétence « pour la physique, les mathématiques ainsi que les sciences de l’ingénierie pour comprendre les relations entre les différents systèmes ». Selon l’expert métier, la robotique mobile a un avenir florissant car, sans remplacer complétement l’être humain, elle peut avoir de nombreuses applications et pourrait contribuer à « rehausser l’industrie française ». Le secteur est amené à recruter de plus en plus. La fédération internationale de la robotique, l’IFR, évaluait en effet à 166 000 en 2011 et 517 385 en 2021, le nombre de robots dans le monde, soit une augmentation de 31 % en 10 ans. Laboratoires de R&D, bureaux d’études, lignes de production, services de maintenance : les débouchés sont nombreux pour des profils  d’ingénieurs – en électronique, automatisme ou informatique industrielle – et de techniciens embauchés au niveau bac +2 ou bac +3.

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