La Fédération de la formation professionnelle souhaite dialoguer avec les pouvoirs publics dans le cadre du plan de relance

Pierre Courbebaisse, président de la FFP, se félicite que les compétences soient au cœur de l’ambition du plan de relance, présenté jeudi 3 septembre par le Premier ministre. Selon la Fédération, qui milite pour la création d’une filière de la compétence, le moment est venu de mobiliser la formation « pour éviter un chômage de masse, relancer l’économie française et accompagner ses transformations digitale et écologique ».

Par - Le 07 septembre 2020.

Si la FFP se satisfait des mesures en faveur des jeunes et des demandeurs d’emploi, le président, interrogé par le Quotidien de la formation, note que « les salariés restent encore oubliés, notamment ceux des entreprises de 50 – 250 où la contribution formation n’est plus aux mains de l’entreprise ». Pour créer un véritable choc d’accès à la formation, il s’agirait de dédier un financement à ces entreprises et de mener une politique plus volontaire, via le compte personnel de formation, « pour inciter le plus grand nombre à adapter ses compétences en lien avec les mutations économiques et la relance du pays ».

Investir, oui mais…

Et, si le plan de relance dédie une partie de ses fonds à la modernisation du secteur de la formation (300 millions d’euros), Pierre Courbebaisse insiste sur un point : « les premières actions de modernisation consistent d’abord à favoriser les capacités d’innovation du secteur en réduisant les obligations administratives, en privilégiant le mieux-disant dans l’achat public, en adaptant les modalités de facturation des financeurs, et en garantissant des délais de paiement acceptables. On ne peut pas investir si on est payé à six mois et qu’on court après notre trésorerie… ».

Il souhaite par ailleurs que la FFP participe de plein droit aux commissions de suivi du plan de relance, « au niveau national ou régional ». « Si on veut faire le pont entre la digitalisation des PME et la question de la compétence numérique, il faut qu’on soit là. Nous connaissons les entreprises, les attentes sociales des salariés en formation, les difficultés… » La FFP sera donc « au rendez-vous de ce dialogue avec les pouvoirs publics et tous les secteurs économiques pour garantir le maximum d’efficacité des mesures qui seront déployées pour la relance de notre pays. »

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